Cornelius

  • Un été

    Alessandro Tota

    À Bari, dans la région italienne des Pouilles, l'été est arrivé. Sous le soleil plombant du mois d'août, la petite bande de punks fidèles aux bandes dessinées de Tota (Charles, Fratelli), trompe son ennui sous les platanes de la grand-place. Tout le monde est là sauf Claudio, qui a quitté le groupe pour vivre son amour estival avec la belle Cloe sur les plages ensoleillées de la côte adriatique.
    Mais voilà, ce qui se profilait comme un été idyllique va rapidement tourner au cauchemar... Course de voiture, homme-cheval, rave party et bourgeoisie décadente viendront mouvementer le quotidien nihiliste de nos jeunes italiens.
    Comme à son habitude, Alessandro Tota nous emporte avec délectation dans son Italie natale, faite de vieux murs en pierre et de marginaux. On retrouve avec plaisir les personnages de ses précédents ouvrages qui se font entraînés dans une comédie grecque sur fond de lutte de classes. Soutenu par un dessin à l'aquarelle reproduit en bichromie, Tota utilise un rouge irradiant pour souligner l'ardeur des situations. Sous le pinceau de l'auteur, les couchers de soleil se font sanglants et les scènes d'amour sensuelles et chaleureuses.
    Avec Un été, Alessandro Tota signe un livre sauvage qui nous rappelle les grandes vacances scolaires et la promesse d'aventures nouvelles.

  • Charles

    Alessandro Tota

    Novateur, décadent et sans concession, et si la pensée de Charles Baudelaire était à l'origine du mouvement punk ?

    À Bari, petite ville du sud de l'Italie, un groupe de jeunes punks tue son ennui dans un parc à coup de Rohypnol et de gin tonic. Au centre de la bande, un curieux personnage semble capter toutes les attentions. Habillé d'une redingote ornée d'un noeud papillon, son style tranche avec les vestes en cuir cloutées et les crêtes colorées. Charles Baudelaire, débarqué tout droit de son 19 e siècle, s'intègre rapidement à la petite troupe jusqu'à en devenir un véritable leader. Son caractère, profondément rebelle et antisocial, trouve une résonance dans l'esprit contestataire des jeunes italiens.
    Ainsi, l'histoire transpose avec humour la figure du poète - telle qu'on se l'imagine à la lecture de ses journaux intimes - dans une société contemporaine en proie au scepticisme et à la désillusion. La fascination troublante du groupe pour ce person- nage anachronique vient souligner les contradictions d'une génération en manque de repères et d'icônes auxquels s'identifier.
    Réalisés sur des carnets de croquis, les dessins à l'aquarelle offrent un rendu lé- ger et voluptueux en parfait accord avec le thème. À sa manière, Alessandro Tota livre un touchant hommage à Baudelaire en montrant que sa pensée est toujours aussi vivante et actuelle 150 ans après sa mort.

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