Biographie

  • Burning boy : vie et oeuvre de Stephen Crane

    Paul Auster

    • Actes sud
    • 22 Octobre 2021

    «Il n'était personne, il devint quelqu'un. Adoré par beaucoup, méprisé par beaucoup, et puis il disparut. On l'oublia. On se souvint de lui. On l'oublia de nouveau. On se souvint de lui de nouveau et aujourd'hui, au moment où j'écris les dernières phrases de ce livre, aux premiers jours de l'année 2020, ses oeuvres sont de nouveau oubliées. C'est une période sombre pour l'Amérique, une période sombre dans le monde, et avec tout ce qui arrive, érodant nos certitudes quant à qui nous sommes et où nous allons, le moment est peut-être venu de sortir ce Burning Boy de sa tombe et de recommencer à se souvenir du jeune homme incandescent. Sa prose reste crépitante, son regard tranchant, son oeuvre poignante. Est-ce que tout cela nous importe encore ? Si tel est le cas, et on ne peut que l'espérer, il faut y prêter attention.» PAUL AUSTER

  • Paula Modersohn-Becker est une peintre allemande de la fin du XIX ème siècle, célèbre enAllemagne et dans beaucoup d'autres pays au monde, mais à peu près inconnue en France bienqu'elle y ait séjourné à plusieurs reprises et fréquenté l'avant-garde artistique et littéraire. Néeen 1876 et morte en 1907 des suites d'un accouchement, elle est considérée comme l'une desreprésentantes les plus précoces du mouvement expressionniste allemand. Elle n'aimait pastellement être mariée, elle voulait peut-être un enfant - sur ce point ses journaux et ses lettressont ambigus. La biographie que lui consacre Marie Darrieussecq reprend tous les élémentsqui marquent la courte vie de Paula Modersohn-Becker. Mais elle les éclaire d'un jour à la foisféminin et littéraire. Elle montre, avec vivacité et empathie, la lutte de cette femme parmi leshommes et les artistes de son temps, ses amitiés (notamment avec Rainer Maria Rilke) et sondésir d'expression et d'indépendance.

  • Femme de lettres, pamphlétaire opiniâtre, féministe avant l'heure et auteure en 1791 de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges fut de tous les combats : abolition de l'esclavage, justice sociale, droit au divorce, rejet de la peine de mort, égalité hommes-femmes.

    Guillotinée en 1793, Olympe de Gouges sera, pendant deux siècles, négligée et incomprise, le plus souvent vilipendée et caricaturée : Restif de La Bretonne la considère comme une courtisane ; pour Jules Michelet, c'est une hystérique atteinte de paranoïa. Il était donc temps de redécouvrir le destin transgressif de cette femme engagée, belle figure humaniste de la fin du XVIIIe siècle, qui paya de sa vie sa volonté de réforme et ses écrits politiques.

  • Miarka

    Antoine de Meaux

    • Points
    • 7 Octobre 2021

    Denise Jacob a dix-neuf ans quand elle entre en résistance, sous le nom de Miarka. Agent de liaison à Lyon, elle recueille les demandes de faux-papier jusqu'au jour de son arrestation, le 18 juin 1944. Soumise à la torture, Miarka révèle un courage extraordinaire. C'est ensuite la déportation dans le camp de Ravensbrück puis celui de Mauthausen, alors qu'au même moment sa famille, dont sa petite soeur, la future Simone Veil, est plongée dans la nuit de la Shoah. Antoine de Meaux retrace ici la bouleversante histoire de Miarka et de sa famille emblématique en s'appuyant sur des archives inédites. Une oeuvre de combat, plus que jamais nécessaire.

    En stock

    Ajouter au panier
  • Flora Tristan

    Brigitte Krulic

    • Gallimard
    • 13 Janvier 2022

    «Une drôle de bonne femme» pour Gauguin, son petit-fils; «la cousine de Marx et la grand-mère du MLF» pour ses admirateurs de 68; une héroïne romantique pour André Breton:tout au long de sa courte vie, Flora Tristan (1803-1844) n'a cessé de brouiller les représentations convenues. Elle qui se voyait comme «un être à part» anticipe les sensibilités de notre époque. Née aux marges de la société, elle refuse très jeune de confiner son existence; de cette marginalité même elle fera un étendard:la Paria, une «indignée» avant l'heure.Cette biographie recompose l'itinéraire d'une femme intempestive qui bouscule ses contemporains en se risquant dans cette chasse gardée masculine qu'est l'espace public. Constituer la classe ouvrière, proclamer l'égalité des sexes, redéfinir le code amoureux en consacrant le principe du consentement explicite des femmes:voilà la mission qu'elle se donne. Inlassablement, elle prend la plume, s'aventure sur le terrain pour affronter le spectacle de la misère, au Pérou, en Angleterre et à travers la France, à la rencontre des prolétaires - compagnons du Tour de France, associations ouvrières, vétérans des insurrections de canuts...Flora Tristan, enfant du siècle des prophètes et des mages romantiques, transfère sur le peuple une sacralité créée par la Révolution.L'originalité de celle qui se voyait en apôtre de l'égalité est d'avoir placé l'identité sexuelle au coeur de la question sociale, avec une netteté et une radicalité inédites. Elle se sentait appelée à «faire sonner le 89 des femmes» pour enfin pouvoir réaliser le 89 des ouvriers, et ainsi l'émancipation du genre humain.

  • Pasolini

    René de Ceccatty

    • Folio
    • 17 Février 2022

    «Ceux qui comme moi ont eu le destin de ne pas aimer selon la norme finissent par surestimer la question de l'amour. Quelqu'un de normal peut se résigner - quel mot terrible - à la chasteté, aux occasions manquées:mais chez moi la difficulté d'aimer a rendu obsessionnel le besoin d'aimer:la fonction a hypertrophié l'organe, alors que, dans mon adolescence, l'amour me semblait être une chimère inaccessible.» La vie de Pier Paolo Pasolini (1922-1975), cinéaste, romancier, théoricien de l'art et de la littérature, se déroula à la fois comme un destin tragique et comme le symbole de la plus noble des libertés. Ce courage, il le paya très cher:scandales, procès, assassinat mystérieux enfin dont il fut la victime, sur une plage d'Ostie, une nuit de novembre.

    En stock

    Ajouter au panier
  • Primo Levi ou la tragédie d'un optimiste

    Myriam Anissimov

    • Points
    • 28 Janvier 2022

    « Myriam Anissimov parvient à fondre la masse des détails en touches légères qui finissent par dresser le portrait exact et émouvant d'un homme et nous rendre sensible le cours de sa vie ».
    Patrick Modiano, Libération.

    En 1987, l'auteur de Si c'est un homme, le plus profond témoignage qui ait été écrit sur l'univers concentrationnaire, se donnait la mort chez lui à Turin. « Si nous mourons en silence comme nos ennemis le souhaitent, le monde ne saura pas ce que l'homme a pu faire et ce qu'il peut encore faire : le monde ne se connaîtra pas lui-même », avait-il écrit quelques mois plus tôt. Sous la plume de Myriam Anissimov, est reconstitué l'itinéraire d'un écrivain tardivement reconnu comme une des grandes consciences morales de notre histoire. Le récit d'une existence hantée par l'expérience du mal et la culpabilité de survivre pose quelques-unes des questions fondamentales de notre temps.

    En stock

    Ajouter au panier
  • A la recherche de milan kundera

    Ariane Chemin

    • Editions du sous sol
    • 1 Avril 2021

    Milan Kundera est l'un des écrivains les plus lus au monde ; il est aussi un disparu volontaire. À force de refuser toute apparition depuis trente-sept ans, il s'est effacé du réel. Le geste de la main d'Agnès au bord de la piscine, le sourire du chien Karénine, ses personnages restent gravés dans les mémoires ; lui est devenu un écrivain fantôme. Il a posé des scellés sur sa propre existence et ce siècle d'histoires qui s'enroule autour de la sienne.

    Depuis ses vingt ans, Ariane Chemin rêve de rencontrer l'auteur de La Plaisanterie. Partie sur ses traces, elle voyage d'Est en Ouest, de Prague à Rennes, de la Corse à Belle-Île-en-Mer, rencontre sa femme Vera, remonte le temps à ses côtés, croise des éditeurs et des cinéastes célèbres, une speakerine mystérieuse, des compositeurs et des pianistes assassinés, de vieux dissidents et des espions repentis, entend la poésie de Desnos et celle d'Apollinaire, toujours à la recherche de Milan Kundera. Elle lit la vie dans l'oeuvre et l'oeuvre dans la vie d'un romancier désormais écartelé entre deux patries - quelque part perdu dans la traduction.

  • Proust amoureux : vie sexuelle, vie sentimentale, vie spirituelle

    Patrick Mimouni

    • Grasset et fasquelle
    • 17 Novembre 2021

    Proust amoureux, vie sexuelle, vie sentimentale, vie spirituelle, c'est le « grand livre » de Mimouni sur Proust, celui dont le précédent n'était au fond que l'esquisse. C'est aussi un essai biographique qui rivalisera avec les travaux de Painter, de Diesbach et de Tadié, ne serait-ce que parce qu'elle révèle de nouveaux éléments sur Proust, de nouveaux pans de sa vie mystrieuse. On y trouvera des informations et documents inédits concernant sa sexualité. Des hypothèses neuves sur son mysticisme, son goût pour le spiritisme, sa croyance en une certaine forme de métempsychose. Patrick Mimouni y approfondit aussi ce qui fut « la » révélation de son précédent livre : le lien, à la fois secret et transparent, de Proust à la pensée juive et, parfois, au Zohar.

  • Monsieur Romain Gary ; consul général de France

    Kerwin Spire

    • Gallimard
    • 8 Avril 2021

    Lorsqu'en février 1956 Romain Gary arrive à Los Angeles, le compagnon de la Libération n'a pas encore eu le Goncourt pour Les racines du ciel et n'a pas commencé à écrire La promesse de l'aube. Durant les quatre années où il exerce le poste de consul général de France dans la Cité des Anges se nouent tous les fils d'une histoire hollywoodienne qui va bouleverser à la fois l'homme et son oeuvre.
    Monsieur Romain Gary est le récit de la transformation d'un homme qui, par-delà ses multiples vies, cherche toujours à se réinventer. C'est aussi la fresque d'une époque intense sur laquelle souffle un grand vent de liberté.

  • Voici un Flaubert par lui-même et ses proches grâce à Michel Winock. Il nous montre d'où vient son exécration de son siècle qui ressemble souvent à une aversion pour l'existence elle-même et sa quête passionnée d'une transcendance qui se révèle très tôt celle de l'Art.
    On sait énormément de choses sur Flaubert, grâce à ses écrits de jeunesse, sa Correspondance, et aussi sur son travail, dont il a conservé les traces, des scénarios aux brouillons. Il faut un connaisseur comme Michel Winock qui lui a déjà consacré une biographie magistrale pour ordonner un ouvrage à base de citations. Il met au jour les thèmes récurrents dans son oeuvre, trie, classe, élague et ouvre des pistes auxquelles on n'aurait pas pensé. Il parle des lieux (Rouen) où, fils d'un médecin en vue, Flaubert a vu le jour en 1821 ; Croisset, sa thébaïde des bords de Seine où, épuisé de travail, il est mort foudroyé par une hémorragie cérébrale cinquante-neuf ans plus tard), et tout autant de ses amis (Sand, Tourgueniev...), de ses amours (aucunes ne lui réussirent vraiment), de ses tourments financiers et des anathèmes dont il accablait les "bourgeois" et ses éditeurs.

  • En cherchant Majorana ; le physicien absolu

    Etienne Klein

    • Folio
    • 5 Février 2015

    «Ettore Majorana m'est "tombé dessus" lorsque je commençais mes études de physique. Ce théoricien fulgurant a surgi dans l'Italie des années vingt, au moment où la physique venait d'accomplir sa révolution quantique et de découvrir l'atome. En 1937, il publia même un article prophétique dans lequel il envisage l'existence de particules d'un genre nouveau, qui pourraient résoudre la grande énigme de la matière noire.
    Ce jeune homme maigre, aux yeux sombres et incandescents, était considéré comme un génie de la trempe de Galilée. Mais de tels dons ont leur contrepoids : Majorana ne savait pas vivre parmi les hommes, et c'est la pente pessimiste et tourmentée de son âme qui finit par l'emporter. À l'âge de trente et un ans, il décida de disparaître et le fit savoir. Une nuit de mars 1938, il embarqua sur un navire qui effectuait la liaison Naples-Palerme et se volatilisa.» Étienne Klein est parti sur les traces de cette comète, à Catane, Rome, Naples et Palerme. Il a rencontré des membres de la famille Majorana, fouillé les archives, analysé l'oeuvre, avec le secret espoir que ce scientifique romanesque cesserait enfin de se dérober.

    En stock

    Ajouter au panier
  • L'ombre d'une photographe, Gerda Taro

    François Maspero

    • Points
    • 9 Juin 2016

    Photographe reporter de guerre, Gerda Taro disparut en juillet 1937, la veille de ses 27 ans, alors qu'elle couvrait les combats de Brunete, en Espagne.Durant la plus grande partie de sa très courte carrière, elle avait mêlé son oeuvre à celle de son compagnon Robert Capa - le plus grand reporter de son temps. Après sa mort et pendant près de cinquante ans, le travail de Gerda Taro fut totalement occulté par celui de son amant.

    En faisant toute la lumière sur sa trajectoire et son oeuvre, François Maspero rend à Gerda Taro un magnifique hommage et nous livre le portrait d'un personnage hors du commun : première femme correspondante de guerre, une immense figure emblématique de courage et de liberté.

  • Qu'est-ce qu'un architecte ? Un projet ? Qu'est-ce que l'architecture ? Des questions auxquelles il est difficile de répondre pour un architecte, s'il ne prend pas le temps de l'introspection et du recul théorique.
    Certains le font de manière introvertie, d'autres acceptent de livrer, à l'oral ou par l'écrit, quelques indices dont il faut savoir extraire les clés de leur créativité.
    Tout juste diplômé de l'école d'architecture, Loïc Couton intègre l'agence parisienne de Renzo Piano en 1987. Il y restera dix-huit ans avant d'ouvrir sa propre agence puis de s'engager dans l'enseignement et la recherche. Ces dix-huit années ont exercé son regard et son esprit comme nul autre.
    Néanmoins ce livre n'est pas uniquement un exercice d'admiration. Il ne raconte pas uniquement l'histoire des projets de Renzo Piano et de son Building Workshop, mais bien l'histoire humaine qui les relie et les processus de création qui les ont fait naître. Pour y parvenir, Loïc Couton a choisi de laisser autant que possible la parole à Renzo Piano - qui toujours oscille entre le dire et le faire sans jamais les dissocier -, à ses associés et à ses compagnons de route ; de les suivre dans leurs cheminements conceptuels ; de les accompagner dans leurs aventures architecturales.
    Aussi s'adresse-t-il à tous puisqu'il nous permet de nous approcher au plus près d'une pensée et de comprendre ainsi la réalisation d'une oeuvre singulière.

    En stock

    Ajouter au panier
  • Harry et Meghan, libres

    ,

    • Seuil
    • 13 Août 2020

    Lorsque l'histoire d'amour entre le prince Harry et Meghan Markle a débuté, elle a tout de suite captivé la presse du monde entier. De leurs fiançailles à la naissance de leur fils, de leur mariage troublé par le père de Meghan, à la traque incessante des paparazzi, ils n'ont cessé de faire les gros titres. Et lorsqu'ils ont annoncé qu'ils quittaient la famille royale, beaucoup se sont demandé ce qu'il y avait derrière cette décision. Pour la toute première fois, un livre dévoile ce qui n'avait jamais été raconté, grâce aux accès uniques d'Omid Scobie et Carolyn Durand. Ils ont suivi le jeune couple et leurs intimes, et dressent d'eux un portrait vivant, nourri d'anecdotes inédites et de scoops. Ils rétablissent aussi la vérité sur leur ambition éclairent leur choix, et défont certaines rumeurs. Le livre est le portrait, vu des coulisses, de deux personnes libres, qui n'ont pas peur de rompre avec la tradition, et veulent consacrer leur temps aux causes humanitaires.

  • Jours anciens

    Michel Winock

    • Gallimard
    • 8 Octobre 2020

    «En avançant dans notre obscur voyage», comme dit le vers de Lamartine, le temps transforme nos paysages familiers, si bien qu'à la longue on finit par se demander ce qui reste de nos jours anciens. Le vent des années siffle sur nos vies. Tout change, tout se métamorphose et nos souvenirs en miettes deviennent les traces d'un autre monde. C'est cet écart entre aujourd'hui et le monde d'hier que j'ai voulu franchir.
    Ce livre s'ouvre sur une époque quasi oubliée, comme un village submergé par la construction d'un barrage. Je ne relate pas mes jeunes années dans l'illusion d'un paradis perdu. Je ne veux donner ici ni à admirer un autrefois qui n'est plus ni à en réprouver les travers.
    J'invite simplement à la découverte d'un passé disparu mais qui nous parle encore.
    Le temps de mon enfance et de mon adolescence c'est celui de l'après-guerre et de la IVe République, les années précédant tout juste les «Trente Glorieuses». Des fils qui traversent ce récit on pourrait retenir la méritocratie scolaire et le rayonnement de l'héritage républicain, des moeurs surannées, la prégnance encore de la religion, l'optimisme et l'énergie d'une génération issue de la Seconde Guerre mondiale et, pour moi, une précoce passion politique.
    Sans vouloir rien démontrer, j'ai raclé mon violon sur mes photos sépia.

    Michel Winock.

  • Tolkien ; créateur de la Terre du Milieu

    Catherine Mcilwaine

    • Hoebeke
    • 10 Octobre 2019

    Rassemblant la plus grande collection d'originaux jamais présentée à ce jour, ce livre, richement illustré de dessins, cartes et lettres issus de ses manuscrits, retrace le processus de création derrière les oeuvres littéraires les plus célèbres de Tolkien - Le Hobbit, Le Seigneur des Anneaux et Le Silmarillion. On découvrira par exemple un éventail de projets, des illustrations frappantes ou des cartes dessinées pour ses publications, ou encore les contes touchants qu'il a écrits pour ses enfants. Ce superbe catalogue dessine le monde de J.R.R. Tolkien - savant, littéraire, créatif - offrant une compréhension et une appréciation riches et détaillées de cet auteur extraordinaire.

  • Vie de Lucrèce

    Luciano Canfora

    • Delga
    • 20 Février 2018

    Six cents ans après la découverte par Poggio Bracciolini des 7400 vers du De Natura Rerum, qui fut un des coups d'envoi essentiels de l'humanisme de la Renaissance, il fallait la sagacité d'un des plus grands philologues actuels, Luciano Canfora, pour ramener à la lumière la vie du poète et philosophe latin qu'une vétilleuse censure, dès l'Antiquité, a voulu faire disparaître avec l'ensemble de l'épicurisme.

  • Casanova

    Maxime Rovere

    • Folio
    • 10 Février 2011

    « Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire ; je n'en ai jamais eu de plus importante ». Il n'a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d'une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l'art de la séduction. Mais qu'était-il vraiment ? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures ? Pour aborder Casanova, il faut se garder d'appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d'une liberté nouvelle, praticien volontaire d'unephilosophie joyeuse et hédoniste.

    En stock

    Ajouter au panier
  • Suzanne Lenglen, la divine

    Gianni Clerici

    • Viviane hamy
    • 6 Mai 2021

    L'histoire de Suzanne Lenglen commence en 1910. À 11 ans, elle reçoit de son père une raquette de tennis. Grande sportive, elle s'entraîne comme un homme et développe un jeu unique grâce à la pratique de la gymnastique et de la danse.
    Quatre ans plus tard, elle remporte son premier titre de champion du monde. C'est le début de la gloire.
    Entre 1919 et 1926, elle s'impose six fois aux Internationaux de France, six fois à Wimbledon, et décrochera trois médailles olympiques. Ses apparitions déchaînent les foules.
    Qui mieux que Gianni Clerici, journaliste italien, romancier, essayiste et spécialiste reconnu du tennis, aurait pu mieux retracer la vie exceptionnelle de Suzanne Lenglen, qui changea en quelques années seulement l'image du tennis et la place des femmes au sein de celui-ci ?

  • Montaigne

    Arlette Jouanna

    • Gallimard
    • 5 Octobre 2017

    On l'imagine souvent retiré dans sa tour pour caresser les muses et élaborer une sagesse intemporelle. Mais Montaigne ne peut se résumer à l'image du philosophe voué à la contemplation. C'est un seigneur à la tête d'un vaste domaine, avec ses paysans, ses vignes et ses champs. Un gentilhomme pétri de culture nobiliaire, dont il brave les certitudes pour leur substituer un idéal inédit : conquérir la grandeur dans la « médiocrité » d'une existence ordinaire. Un ancien magistrat aussi, pénétré d'un riche savoir juridique, qu'il mit pour un temps en oeuvre au parlement de Bordeaux, ville dont il deviendra le maire. Un acteur politique surtout, happé par la tourmente des guerres de religion, la violence des haines confessionnelles et la hantise de la mort qui ensanglante la France.
    On ne peut comprendre, écrit Arlette Jouanna, le destin singulier de cet homme d'exception sans mettre en miroir les différentes figures qui composent sa personnalité et le terroir historique dans lequel elles s'enracinent. C'est d'un regard d'historien qu'il faut en effet redécouvrir son itinéraire tumultueux et la fascinante diversité d'une pensée toujours en mouvement.
    Si Montaigne nous parle encore, c'est qu'au milieu des troubles civils, il en appelle à la « raison publique » pour transcender les intolérances ; c'est qu'il invite à affranchir l'esprit du poids des conventions arrêtées et des préjugés invincibles. Ni le vestige d'un passé révolu, ni le prédicateur d'un individualisme hédoniste, mais tout simplement notre contemporain.

  • Les années retrouvées de Marcel Proust : essai de biographie

    Jérôme Bastianelli

    • Sorbonne universite presses
    • 9 Mars 2022

    « Comme l'avenir est ce qui n'existe encore que dans notre pensée, il nous semble encore modifiable par l'intervention in extremis de notre volonté », écrit Marcel Proust dans Albertine disparue. C'est à un tel exercice que se prête Jérôme Bastianelli dans cet essai de biographie, en l'appliquant précisément à l'auteur d'À la recherche du temps perdu.
    Proust meurt le 18 novembre 1922, à l'âge de 51 ans, en ayant quasiment achevé son oeuvre. Mais que se serait-il passé s'il avait guéri de la maladie pulmonaire qui l'emporta ? comment aurait-il traversé l'entre-deux-guerres, quels livres aurait-il pu écrire, quels honneurs recevoir, quelle vie mener ? Entre voyages inattendus et amitiés renouvelées, questionnement esthétique et permanence des émotions artistiques, cette recherche des années perdues de Marcel Proust au coeur de la France des années 1920 aux années 1940 nous permet de mieux connaître l'écrivain, son avenir imaginaire éclairant rétrospectivement l'homme qu'il fut vraiment.

  • Michel-Ange

    Nadine Sautel

    • Folio
    • 16 Février 2006

    «Guide fidèle de ma vocation, dès le berceau je reçus la beauté, qui pour les deux arts m'est lampe et miroir. Penser autrement est fausse opinion. Elle seule élève l'oeil vers le sublime qu'or je m'arrête ici à peindre et à sculpter ».

    Sculpteur, peintre, architecte, poète, le «Divin Michel-Ange» (1475-1564) incarne l'Homme universel de la Renaissance italienne. Élu à quinze ans par Laurent le Magnifique, il vécut entre Florence et Rome. Ses colères tinrent en respect sept papes pour lesquels il créa une oeuvre titanesque, en rédemption de son «péché d'imperfection».

    En stock

    Ajouter au panier
  • Carlo Goldoni

    Franck Médioni

    • Folio
    • 20 Novembre 2015

    «Oh, que de scènes mes propres aventures ne m'ont-elles pas fournies!».

    Né à Venise en 1707 et mort à Paris en 1793, Carlo Goldoni est l'auteur d'une oeuvre de plus de deux cents titres empruntés à des genres aussi divers que la tragédie, l'intermède, le drame, le livret d'opéra, la saynète, sans oublier ses Mémoires. Continuateur de la commedia dell'arte, il est l'incontestable inventeur de la comédie italienne moderne dont les chefs-d'oeuvre ont pour titres : Les Rustres, La Locandiera, Arlequin serviteur de deux maîtres. Il écrivit en trois langues - l'italien, le vénitien, le français -, vécut les trente dernières années de sa vie à Paris, toujours à la recherche de ce qu'il appelait «la vérité au théâtre», toujours dans l'intention de «raconter le monde», prétendant que sa vie n'était pas «intéressante»...

    En stock

    Ajouter au panier
empty