Filtrer
Rayons
- Jeunesse
- Bandes dessinées / Comics / Mangas
- Policier & Thriller
- Romance
- Fantasy & Science-fiction
- Vie pratique & Loisirs
- Tourisme & Voyages
- Arts et spectacles
- Religion & Esotérisme
- Entreprise, économie & droit
- Sciences humaines & sociales
- Sciences & Techniques
- Scolaire
- Parascolaire
- Dictionnaires / Encyclopédies / Documentation
Support
Langues
Prix
Actualités & Reportages
-
Mein Kampf, histoire d'un livre
Antoine Vitkine
- Flammarion
- Champs Histoire
- 15 Janvier 2020
- 9782081479142
C'est un des livres politiques les plus vendus de tous les temps. Un des plus terrifiants aussi. Diffusé à 12 millions d'exemplaires en Allemagne, à des centaines de milliers dans une vingtaine de pays avant 1945, Mein Kampf se vend, aujourd'hui encore, dans le monde entier. Pourtant, l'histoire de ce bréviaire nazi devenu un best-seller planétaire est peu connue.Sait-on vraiment comment Mein Kampf a été écrit et pour quelles raisons ce livre a joué un rôle clef dans l'accession de son auteur au pouvoir ? Pourquoi le Führer a-t-il tenté de dissimuler son ouvrage au regard du monde, au point de faire publier un faux en France ?Cette enquête passionnante et rigoureuse mène le lecteur de la cellule de prison où Hitler rédigea son livre aux couloirs du gouvernement de Bavière aujourd'hui, du Paris d'avant-guerre aux librairies turques modernes, en passant par les milieux néonazis. Alors que Mein Kampf est entré dans le domaine public en 2016, connaître les origines de ce manifeste du nationalisme et de l'extrémisme permet de comprendre pourquoi il demeure d'une actualité brûlante.
-
Une colère noire ; lettre à mon fils
Ta-nehisi Coates
- J'ai Lu
- Document
- 11 Janvier 2017
- 9782290134245
«Voilà ce qu'il faut que tu saches : en Amérique, la destruction du corps noir est une tradition, un héritage. Je ne voudrais pas que tu te couches dans un rêve. Je voudrais que tu sois un citoyen de ce monde beau et terrible à la fois, un citoyen conscient. J'ai décidé de ne rien te cacher.»Dans cette lettre adressée à son fils de 15 ans, Ta-Nehisi Coates revient sur la condition de l'homme noir aux États-Unis. Une ode à l'humanité, un cri de colère contre ce mal qui gangrène la société américaine depuis des siècles.
-
Une enquête sur la santé des photojournalistes ? On pense maladies du grand reporter : tourista, paludisme, voiture piégée, assassinat ciblé. L'état des lieux dressé en juin 2019 par la sociologue Irène Jonas* tranche avec un quelconque romantisme et rapproche les photographes des chauffeurs Uber. Le premier risque du métier, dans un univers de la presse abîmé, est le même que celui subi par un ouvrier dans une usine en liquidation, ou en pleine « réorganisation », comme on dit maintenant : perte de sens, burn-out, sentiment de ne pas être respecté, peur de l'avenir. Vient ensuite la pénibilité : les horaires, la flexibilité, le matériel à porter. Puis l'absence de soins. La plupart des photographes cumulent les statuts : autoentrepreneurs, pigistes (payés en salaire), auteurs (cotisant à l'Agessa). En multipliant les régimes, ils sont privés d'un accès correct à la sécurité sociale, aux mutuelles, aux caisses de retraite. Certains comptent sur leur conjoint, ou prient pour ne jamais tomber malade, avoir besoin de lunettes... D'autres repoussent puis oublient un projet de grossesse. D'autres encore vieillissent sans le sou.
Dans ce paysage sinistré, 6Mois ne fait pas figure de solution. Nous ne paraissons que deux fois par an, trop peu pour assurer des perspectives aux photographes. Exigeants mais humbles, nous savons que nous ne sauverons pas ce métier. Nous ne paierons jamais assez celui qui a passé un an, dix ans, une vie sur un sujet. Carolina Arantes, qui ouvre notre triptyque sur le Brésil, travaille sur l'agrobusiness depuis six ans. Javier Alvarez a régulièrement passé six à huit semaines, entre 2014 et 2019, dans un squat de São Paulo.
Comment gratifier un tel engagement ? Comment rendre justice à leur travail ? C'est toute notre ambivalence : nous aimons des projets qui ne reposent sur aucun modèle économique. Nous primons la passion, le dévouement, le courage, sans être capables de vraiment les rétribuer. Nous payons honnêtement : autour de 2 500 euros le reportage. Cette somme dépend du nombre de pages publiées, pas du nom du photographe. Qu'il soit un inconnu habitant un village iranien ou une star américaine, nous accordons à chacun la même attention. Et nous défendons leurs projets auprès de vous, lecteurs, avec le même enthousiasme.
Alors que faire ? À la lecture de ce rapport, on ne doit pas se contenter du constat. Chacun peut, à son niveau, s'engager à participer à la survie d'un photojournalisme aussi remarquable que les femmes et les hommes qui le pratiquent. À 6Mois, nous leur proposons de publier leur projet sur une vingtaine de pages. Nous tentons de coller au plus près de leur démarche. De les guider dans le travail de légendes, d'éclairage, pour faire émerger le sens et la dynamique de leur histoire. Cette année, pour la première fois, nous lançons aussi un prix doté de 10 000 euros et accompagnerons un ou une photographe dans la poursuite de son projet (voir page 305). Cette fois encore, nous encouragerons le souffle, l'engagement.
Et vous ? Si vous lisez ces lignes, si vous tenez 6Mois entre vos mains, vous faites votre part. Les photographes ne vivent que grâce aux publications qui les rétribuent ; nous ne vivons que grâce à vous, lecteurs. Aucune page de publicité, aucun mécénat. Chaque fois que vous dépensez 26 euros pour cette revue de 300 pages, vous permettez à ces professionnels de mettre une noix de beurre dans leurs épinards. D'aller voir un dentiste. De contracter une mutuelle. De partir en vacances une semaine. C'est rien, n'est-ce pas. Cela aide pourtant à avancer, à se projeter. De notre part à tous : merci - Léna Mauger et Marion Quillard
-
« Partant de l'expérience vécue de la maladie, je voudrais montrer en quoi cette crise sanitaire est révélatrice d'un état problématique de notre société. La pandémie introduit sournoisement, massivement, l'angoisse de la maladie et de la mort ; elle fait apparaître la fragilité de la vie individuelle autant que collective, et notre relative impuissance devant un virus mal connu et contagieux.
Face à cette épreuve, un président déclare le pays «en guerre», des médias tournent en boucle, des médecins se disputent sur les plateaux... Des courants idéologiques gauchisants, des écologistes fondamentalistes, tout comme un courant de droite réactionnaire qui rêve de revenir en arrière en ont profité pour faire valoir leurs thèses : «On vous l'avait bien dit !» Les polémiques et les oppositions sommaires incitant les citoyens à choisir leur camp ont repris de plus belle. Comment s'y reconnaître dans tout ce fatras ?
Nous vivons une pandémie anxiogène et bavarde qui nous a plongés dans un monde étrange où il est devenu difficile de démêler le réel de la bulle médiatique qui l'enveloppe. Le confinement nous a plongés dans une sorte de tunnel dont on ne voyait pas le bout - en sommes-nous vraiment sortis ou bien un nouveau mode de vie va-t-il s'installer durablement ?
Le personnel soignant s'est trouvé confronté à l'épreuve du tragique. Il subissait depuis des années des restrictions budgétaires enveloppées dans une incroyable logomachie managériale sur la «performance» et ses multiples «boîtes à outils». Malgré la bureaucratie, le manque de protection et de moyens, il a su y faire face de manière exemplaire.
La pandémie a révélé une société malade et fracturée, en même temps qu'elle a fait apparaître des «réserves d'humanité» qu'on aurait pu croire disparues à l'heure du repli individualiste et communautariste. Un tel élan est-il temporaire ou se prolongera-t-il par-delà le choc de la pandémie ? »
-
Paroles de poilus ; lettres et carnets du front, 1914-1918
Collectif
- J'ai Lu
- 28 Janvier 2004
- 9782290335345
Paroles de Poilus Librio vous propose une série de témoignages exceptionnels, recueillis par Jean-Pierre Guéno auprès des 14 millions d'auditeurs de Radio France. Ces extraits de lettres, de journaux intimes et de récits autobiographiques sont authentiques, tendres et poignants ; ils illustrent notre mémoire collective et rendent à l'histoire sa dimension humaine.
Ils avaient dix-sept ou vingt-cinq ans. Se prénommaient Gaston, Louis, René. Ils étaient palefreniers, boulangers, colporteurs, ouvriers ou bourgeois. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers...
Voyageurs sans bagage, ils durent quitter leurs femmes et leurs enfants, revêtir l'uniforme mal coupé et chausser les godillots cloutés...
Sur huit millions de mobilisés entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Plus de quatre millions subirent de graves blessures...
Huit mille personnes ont répondu à l'appel de Radio France visant à collecter les lettres, jusqu'ici éparpillées, de ces Poilus. Cet ouvrage en présente une centaine. Des mots écrits dans la boue et qui n'ont pas vieilli d'un jour.
Des mots déchirants, qui devraient inciter les générations futures au devoir de mémoire, au devoir de vigilance comme au devoir d'humanité...
-
Objectif 2030 : Un monde sans extrême pauvreté
Najat Vallaud-Belkacem
- J'ai Lu
- Librio
- 6 Janvier 2021
- 9782290253601
« En quelques années, nous pourrions mettre fin à l'extrême misère: qu'attendons-nous ? » Chacun d'entre nous a intérêt à vivre dans un monde sûr, où la richesse est justement répartie. Nous pourrions y être. Nous n'y sommes pas. Nous avons les moyens d'y être dans dix ans, nous n'en prenons pas le chemin.
L'aide au développement est aujourd'hui notre unique instrument de redistribution planétaire des ressources publiques. Mérite-t-elle les critiques, les caricatures, les procès en inefficacité, gaspillage, détournement, assistanat, néocolonialisme et j'en passe ?
Qu'attend-on pour aider les Français à y voir plus clair, pour pousser les gouvernements à revoir leurs ambitions à la hausse ?
Ce livre s'adresse à ceux qui veulent comprendre, réfléchir, et agir.
N.V.-B.
-
Un populisme à l'italienne ? comprendre le mouvement 5 étoiles
Jérémy Dousson
- Les petits matins
- Essais
- 18 Janvier 2018
- 9782363832450
Une analyse vivante et très complète du Mouvement de Beppe Grillo en Italie.
8 septembre 2007 : dans plusieurs villes d'Italie, des manifestants défilent aux cris de " Vaffanculo ! ". Un peu à l'image du " Tous ensemble pour leur foutre au cul avec Coluche " 25 ans plus tôt en France, l'initiative a été lancée par un comique, Beppe Grillo. Et ce " Va te faire foutre " à l'italienne s'adresse aux élites politiques et financières, présentées comme corrompues et incapables de résoudre les problèmes économiques du pays.
C'est l'acte de naissance du Mouvement 5 étoiles (M5S), qui suscitera rapidement une forte adhésion, dans la rue et dans les urnes. Cinq étoiles comme cinq dossiers majeurs aux yeux de son animateur : l'eau publique, des transports soutenables, un développement durable, la préservation de l'environnement et la connectivité pour tous.
Pourquoi un tel succès ? Qui sont ces " grillons " (surnom des supporters de Beppe Grillo) qui ont déferlé sur le pays ? Où se situent-ils politiquement ? En quoi ce populisme anti-système est-il différent de celui d'un parti xénophobe tel que la Ligue du Nord ? Quel avenir peut-il avoir ? Pour permettre à chacun de se faire une opinion, l'auteur présente une analyse très complète et vivante de la réalité de ce mouvement.
Il n'omet évidemment pas les critiques - nombreuses et souvent justifiées - qui visent cette formation : limites de la démocratie plébiscitaire, faiblesse des contre-pouvoirs, risques de dérive, alliances douteuses, etc. Mais, souligne-t-il, au-delà de ce cas d'espèce, le M5S nous en apprend beaucoup sur les mouvements populistes de tous bords qui, en Italie comme ailleurs, surfent sur le rejet de la classe politique et la peur du déclassement ressentie par de nombreux citoyens. Car les populismes s'appuient sur des problèmes bien réels pour prospérer.
------------------------
------------------------
Jérémy Dousson, diplômé en finance d'entreprise, est directeur général adjoint d'Alternatives économiques, la coopérative qui publie le mensuel du même nom.