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Liana Levi
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Dans un petit village abandonné de la «zone grise», coincé entre armée ukrainienne et séparatistes prorusses, vivent deux laissés-pour-compte: Sergueïtch et Pachka. Désormais seuls habitants de ce no man's land, ces ennemis d'enfance sont obligés de coopérer pour ne pas sombrer, et cela malgré des points de vue divergents vis-à-vis du conflit. Aux conditions de vie rudimentaires s'ajoute la monotonie des journées d'hiver, animées, pour Sergueïtch, de rêves visionnaires et de souvenirs. Apiculteur dévoué, il croit au pouvoir bénéfique de ses abeilles qui autrefois attirait des clients venus de loin pour dormir sur ses ruches lors de séances d'«apithérapie». Le printemps venu, Sergueïtch décide de leur chercher un endroit plus calme. Ayant chargé ses six ruches sur la remorque de sa vieille Tchetviorka, le voilà qui part à l'aventure. Mais même au milieu des douces prairies fleuries de l'Ukraine de l'ouest et du silence des montagnes de Crimée, l'oeil de Moscou reste grand ouvert...
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Une douce brise souffle sur Kiev, en ce mois d'avril 1919. Pourtant, l'époque est à l'anxiété, au danger et à la faim. La population est soumise aux décrets promulgués quotidiennement par le nouveau pouvoir bolchevique, que le jeune Samson, membre de la milice, est chargé de faire respecter. Mais celui interdisant tout commerce de viande a du mal à passer. Difficile de résister à des pirojki aux abats vendus sous le manteau au Marché juif quand le régime quotidien se compose de fade gruau d'avoine ! Samson ne le sait que trop bien. Difficile aussi de se promener fièrement au bras de sa tendre amie sans se faire remarquer par les agents de la Tchéka. Sans parler des risques qu'il y a à errer, la nuit, aux abords de la gare où règnent les agents sans scrupules de la puissante direction des chemins de fer...
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Pour tromper sa solitude, Victor Zolotarev a adopté un pingouin au zoo de Kiev en faillite. L'écrivain au chômage tente d'assurer leur subsistance tandis que l'animal déraciné traîne sa dépression entre la baignoire et le frigidaire vide. Alors, quand le rédacteur en chef d'un grand quotidien propose a` Victor de travailler pour la rubrique nécrologie, celui-ci saute sur l'occasion. Un boulot tranquille et lucratif. Sauf qu'il s'agit de rédiger des notices sur des personnalités... encore en vie. Et qu'un beau jour, ces personnes se mettent à disparaître pour de bon.
Une plongée dans le monde impitoyable et absurde de l'ex-URSS. Un roman culte.
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Paris, 1310, quartier du Marais. Au grand béguinage royal, elles sont des centaines de femmes à vivre, étudier ou travailler comme bon leur semble. Refusant le mariage comme le cloître, les béguines forment une communauté inclassable, mi-religieuse mi-laïque. Ysabel, qui connaît tous les secrets des plantes et des âmes, veille sur les lieux. Mais l'arrivée d'une jeune inconnue trouble leur quiétude. Mutique, rebelle, Maheut la Rousse fuit des noces imposées et la traque d'un inquiétant franciscain... Alors que le spectre de l'hérésie hante le royaume, qu'on s'acharne contre les Templiers et qu'en place de Grève on brûle l'une des leurs pour un manuscrit interdit, les béguines vont devoir se battre.
Les héroïnes solidaires et subversives de ce roman sont résolument actuelles.
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Si nous étions en Iran, cette salle d'attente d'hôpital ressemblerait à un caravansérail, songe Kimiâ. Un joyeux foutoir où s'enchaîneraient bavardages, con dences et anecdotes en cascade. Née à Téhéran, exilée à Paris depuis ses dix ans, elle a toujours essayé de tenir à distance son pays, sa culture, sa famille. Mais les djinns échappés du passé la rattrapent pour faire dé ler l'étourdissant diaporama de l'histoire des Sadr sur trois générations : les tribulations des ancêtres, une décennie de révolution politique, les chemins de traverse de l'adolescence, l'ivresse du rock, le sourire voyou d'une bassiste blonde...
Une fresque amboyante sur la mémoire et l'identité; un grand roman sur l'Iran d'hier et la France d'aujourd'hui.
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« Jeanne tout court, sans nom de jeune fille, sans nom d'épouse. Jeanne sans état civil ni sac à main. » C'est ainsi que se présente cette jeune femme à sa descente du « train des fous » en septembre 1939. Internée en région parisienne après la mort de son nouveau-né, elle a été transférée à Saint-Alban avec les autres patients. Dans ce château perché au milieu de la Lozère, une équipe de psychiatres, dont le célèbre docteur Tosquelles, met en place de nouvelles pratiques thérapeutiques. Le maître mot est liberté. Liberté d'oeuvrer, d'inventer, de créer, d'échanger. Au coeur de la guerre, cette communauté atypique s'ouvre aux résistants, clandestins et autres artistes en fuite, comme Paul Éluard et Nuche. Même dans ces heures sombres, une nouvelle voie s'ouvre à ces insensés et à Jeanne, qui va renaître à la vie et à elle-même.
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Le fabricant de miroirs
Primo Levi, Andre Mauge
- Éditions Liana Levi
- Piccolo
- 8 Mai 2025
- 9791034911080
« Une certaine curiosité pour les remous, grands et petits, métaphoriques et matériels. » Voilà ce qui lie les contes et réflexions de ce recueil. Primo Levi pose son regard amusé et implacable sur le monde, évoquant son expérience à Auschwitz, ses lectures ou ses pensées sur l'humanité et la science. Mais il laisse surtout libre cours à son imagination : une jeune fille se retrouve dotée d'ailes d'oiseaux, des extraterrestres rendent visite aux terriens et des miroirs étonnants permettent se de voir à travers les yeux des autres.
Lire Primo Levi, c'est apprendre à regarder le monde différemment. Des décennies après sa première publication, Le Fabricant de miroirs résonne encore avec force dans le monde d'aujourd'hui.
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Allemagne, octobre 1945. Les Alliés, vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, s'apprêtent à juger les crimes commis par le IIIe Reich. Durant un an, sous les yeux attentifs de la presse du monde entier, une vingtaine de hauts dignitaires du régime nazi vont devoir répondre de leurs actes devant les magistrats du Tribunal militaire international. S'appuyant sur les nombreuses archives et les témoignages consignés, Annette Wieviorka raconte le procès de Nuremberg, cet événement majeur du xxe siècle, depuis sa genèse, au début de la guerre, jusqu'à ses répercussions lointaines sur la mise en oeuvre d'une justice internationale.
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En quête de l'amour idéal, l'héroïne tarde à trouver un mari. À trente ans, déjà considérée comme une vieille fille dans une Sardaigne qui connaît les affres de la Seconde Guerre mondiale, elle finit par épouser un homme taciturne, plus âgé qu'elle, parce que sa famille le lui impose. L'amour n'est pas au rendez-vous. Elle le rencontrera beaucoup plus tard, lorsqu'elle ira sur le Continent faire une cure thermale pour soigner son « mal de pierres », des calculs rénaux. Un rescapé de la guerre, qui souffre du même mal qu'elle, aura raison de son « mal d'amour ». C'est à sa petite-fille qu'elle racontera quelques décennies plus tard ses émotions, ses cheminements, tout en laissant des zones d'ombre. Mais quelle est au juste la vérité ? Elle ne se recomposera que beaucoup plus tard, de façon inattendue, lorsque la dernière pièce du puzzle tombera entre les mains de la narratrice.
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Une mauvaise année s'achève pour Tolia. Plus de boulot, plus d'épouse. Il décide d'en finir avec l'existence en commanditant son propre assassinat, puisqu'à Kiev les tueurs à gages sont légion. L'engrenage mortel est lancé. Mais, plus vite que prévu, Tolia reprend goût à la vie et à l'amour. Hélas, le tueur est déjà à ses trousses et tient absolument à exécuter son contrat. Il est alors contraint d'engager un second homme de main pour se débarrasser du premier...
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Il y a la Méditerranée, la lumière, l'île d'Elbe au loin. Mais ce n'est pas un lieu de vacances. C'est une terre sur laquelle ont poussé brutalement les usines et les barres de béton. Depuis les balcons, on a vue sur la mer, sur la plage, une scène idéale pour la jeunesse de Piombino. Entre drague et petites combines, les garçons se rêvent en chefs de bandes, les lles en starlettes de la télévision.
De quoi oublier les conditions de travail à l'aciérie, les mères accablées, les pères démissionnaires... Anna et Francesca, bientôt quatorze ans, sont les reines de ce royaume cabossé. Ensemble, elles jouent de leur éclatante beauté, rêvent d'évasion et parient sur une amitié inconditionnelle pour s'emparer de l'avenir.
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Juillet 1972, les caméras du monde entier sont braquées sur l'Islande, où aura lieu la finale du championnat du monde d'échecs. Le Russe Boris Spassky, tenant du titre, fait face à l'Américain Bobby Fischer, un autodidacte aussi génial qu'imprévisible. Alessandro Barbaglia garde un énigmatique souvenir d'enfance lié à cette confrontation majeure, où se joue aussi la guerre froide. Cinquante ans après, il ose un parallèle avec une autre guerre qui a vu s'affronter Orient et Occident, la guerre de Troie. Fischer devient Achille, Spassky incarne Ulysse, et, chemin faisant, le narrateur renoue un dialogue bouleversant avec son propre père, disparu prématurément.
Alessandro Barbaglia jongle avec humour entre mythologie, histoire et psychanalyse dans ce roman singulier et brillamment construit. -
Une petite ville américaine ravagée par la fermeture de l'unique usine. Un héros qui perd non seulement son travail, sa télé, son aspirateur, mais aussi sa petite amie. Pour ne pas perdre aussi sa propre estime, il est prêt à accepter n'importe quel « petit boulot », y compris celui qu'un bookmaker mafieux, lui propose... Un portrait au vitriol de l'Amérique des laissés-pour-compte.
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Les amitiés de l'adolescence sont les plus fortes. On échange expériences, secrets et vêtements, tout en se projetant dans un futur rempli d'espoirs. Elisa et Beatrice, les deux héroïnes de ce roman, n'y font pas exception. Elles ont noué un lien fusionnel bien que leurs histoires familiales diffèrent totalement. La première a grandi avec une mère fantasque et indifférente aux apparences, la seconde a été élevée dans le culte du paraître. Leur relation se trouve bouleversée lorsqu'un changement planétaire, Internet, fait irruption dans leur vie. Elisa continuera à faire partie du «monde d'hier», celui des livres et de la culture, tandis que Beatrice se lancera tête baissée dans l'aventure du «monde nouveau», celui des influenceurs et des réseaux. Et ces courants contraires les entraîneront vers des destins opposés.
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Là où les chiens aboient par la queue
Estelle-sarah Bulle
- Éditions Liana Levi
- Piccolo
- 12 Septembre 2019
- 9791034901753
Dans la famille Ezechiel, c'est Antoine qui mène le jeu. Avec son «nom de savane», choisi pour embrouiller les mauvais esprits, ses croyances baroques et son sens de l'indépendance, elle est la plus indomptable de la fratrie. Ni Lucinde ni Petit-Frère ne sont jamais parvenus à lui tenir tête. Mais sa mémoire est comme une mine d'or. En jaillissent mille souvenirs-pépites que la nièce, une jeune femme née en banlieue parisienne et tiraillée par son identité métisse, recueille avidement. Au fil des conversations, Antoine fait revivre pour elle l'histoire familiale qui épouse celle de la Guadeloupe depuis la fin des années 40: l'enfance au fin fond de la campagne, les splendeurs et les taudis de Pointe-à-Pitre, le commerce en mer des Caraïbes, l'inéluctable exil vers la métropole...
Intensément romanesque, porté par une langue vive où affleure une pointe de créole, Là où les chiens aboient par la queue embrasse le destin de toute une génération d'Antillais pris entre deux mondes.
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Il pleuvait à torrents et personne, vraiment personne, n'était prêt à ouvrir sa porte, et surtout pas à ces individus. Oui, il y avait des Blancs parmi eux - les humanitaires qui les accompagnaient - mais ils étaient tout aussi étranges que les autres malheureux, mal fagotés et mal en point. Que venaient-ils faire, ces envahisseurs, dans notre petit village où il n'y avait plus de maire, plus d'école, où les trains ne passaient plus et où même nos enfants ne voulaient plus venir ? Nous nous demandions comment les affronter, où les abriter puisqu'il le fallait. Eux aussi, les migrants, avaient l'air déboussolés.
C'était pour ce coin perdu de Sardaigne, ce petit village délaissé, qu'ils avaient traversé, au péril de leur vie, la Méditerranée ? C'était ça, l'Europe ?
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Pour que Jim, chau eur Uber de soixante ans, voie la vie du bon côté, que faudrait-il ? De l'argent ? Jim en a su samment. Une petite cure d'antidépresseurs? Non, c'est plus grave, docteur. Ce qu'il veut, c'est qu'on lui che la paix dans ce monde déglingué. Et avoir a aire le moins possible à son prochain, voire pas du tout. Alors, quand sa nouvelle voisine, anquée d'un mari militaire et d'un ls de quatre ans, lui adresse la parole, un grain de sable se glisse dans les rouages bien huilés de sa vie solitaire et réglée. De quoi faire exploser son quota de relations sociales...
En entremêlant les destins de ses personnages dans un roman plein de surprises, Levison donne le meilleur de lui-même, et nous livre sa vision du monde, drôle et désabusée.
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Avant la guerre, tout allait bien sans qu'on le sache. Ippolito, Concettina, Giustino et Anna vivaient au rythme des lubies de leur père, persuadé de faire enrager Mussolini et les « crapules » fascistes en rédigeant ses mémoires. De l'autre côté de la rue, dans la maison de leur richissime père, Emanuele, Giuma et Amalia jouaient au tennis de table et composaient avec les migraines de leur « maman chérie ». Les deux fratries s'épiaient, s'apprivoisaient, liaient des amitiés aussi fortes que les liens du sang et pensaient entrevoir un avenir prometteur. Mais tout ça c'était avant. Avant d'être engloutis par les deuils, la noirceur du fascisme et le vacarme de la guerre. Avant que ces années-là ne deviennent « tous leurs hiers ».
Publié sept ans après la ?n de la guerre, Tous nos hiers dit toutes les souffrances et les désillusions d'une jeunesse tourmentée. -
Dans un bourg proche de Turin, durant les années 1940, celles de la guerre et de l'après-guerre, quelques familles de la bourgeoisie piémontaise partagent une vie paisible. Leur petite communauté assigne à chacun un rôle déterminé et des aspirations convenues. Tous « enterrent leurs pensées » pour laisser place à d'insigni?ants commentaires sur un quotidien étriqué et répétitif. Un environnement étouffant pour les plus jeunes parmi lesquels se trouve l'invisible Elsa. Celle-ci observe à distance les jérémiades de sa mère, les traumatismes de la guerre, les départs des uns et les mariages des autres. Étrangement absente de ces histoires familiales, elle sort soudain de l'ombre, révélant un visage jusque-là inconnu de son entourage, comme du lecteur.
Initialement paru en 1961, Les Voix du soir capte avec une grande ?nesse les bruissements d'une jeunesse qui cherche à se défaire des carcans de la société.
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N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures
Paola Pigani
- Éditions Liana Levi
- Piccolo
- 2 Octobre 2025
- 9791034911486
Autour du feu, les hommes du clan ont le regard sombre en ce printemps 1940 ; un décret interdit la libre circulation des nomades et les roulottes sont à l'arrêt. Bientôt, la Kommandantur d'Angoulême exige que tous ceux de Charente soient rassemblés dans le camp des Alliers. Alba y entre avec les siens dans l'insouciance de l'enfance. À quatorze ans, elle est loin d'imaginer qu'elle passera là six longues années, rythmées par l'appel du matin, la soupe bleue à force d'être claire, le mauvais sommeil... C'est dans ce temps suspendu, loin des forêts et des chevaux, qu'elle deviendra femme au milieu de la folie des hommes.
N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures, dit le proverbe : on n'entre pas impunément dans la mémoire des Tsiganes... Mais c'est d'un pas léger que Paola Pigani y pénètre pour faire entendre leur parole et leur fierté.
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La faute
Alessandro Piperno, Fanchita Gonzalez-Batlle
- Éditions Liana Levi
- Piccolo
- 7 Mars 2024
- 9791034908936
Un imposteur. Voilà ce qu'est devenu, à son corps défendant, le narrateur de ce roman. Oubliés le père fantasque, tendre et dépensier, la mère austère et impénétrable. Fini le couple parental dysfonctionnel, les disputes, les fins de mois difficiles, les vacances annulées. À présent c'est dans un milieu totalement différent qu'il évolue, sous une autre identité et sous la houlette du providentiel oncle Gianni, ténor du barreau, qui aimerait bien que son protégé tire une croix sur son passé et épouse complètement son mode de vie flamboyant. Et pourtant, toujours, souvenirs et fantômes du passé ressurgissent, tourmentant sa conscience, titillant son sentiment de culpabilité, l'incitant à reparcourir les étapes d'un itinéraire qui a fait de lui ce qu'il est...
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Un empire financier bâti sur deux générations suffit-il à mettre les descendants à l'abri des tracas de la vie ? Apparemment non car Jay Gladstone, l'héritier flamboyant de cette fortune, est assailli par les mêmes tracas que le commun des mortels : épouse exigeante, progéniture insupportable, obligations familiales, contraintes sociales. Également propriétaire d'une équipe de basket, Jay doit aussi compter avec les coûteux caprices des joueurs, noirs pour la plupart, dont la super star Dag. Nous sommes en 2012 et Obama fait campagne pour un second mandat, mais cela n'apaise pas pour autant les conflits raciaux. Il suffit qu'un Blanc tue accidentellement un Noir et le pays s'embrase. La machine médiatique se met alors en route, le politiquement correct emplit les colonnes des journaux, les procureurs en mal de notoriété se retroussent les manches, les fake news envahissent les réseaux sociaux. La mécanique de la chute est désormais enclenchée.
Un grand roman sur les embûches de notre temps et ses dangereuses dérives.
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Le Mississippi. Un euve mythique qui descend du lac Itasca dans le Minnesota jusqu'au golfe du Mexique, en passant par Saint-Louis et La Nouvelle-Orléans. Impétueux et dangereux, il charrie des poissons argentés, des branches d'arbres arrachées, des tonnes de boue, mais aussi l'histoire du pays et les rêves d'aventure de ses habitants. À l'âge de trente ans, Eddy décide de répondre à l'appel de l'Old Man River, de suivre en canoë son parcours fascinant pour sonder le coeur de l'Amérique et le sien, tout en prenant la mesure du racisme, lui qui ne s'est jamais vraiment vécu comme Noir. Au passage, il expérimentera la puissance des éléments, la camaraderie des bateliers, l'admiration des curieux ou l'animosité de chasseurs éméchés.
Mais aussi la peur et le bonheur d'être seul. Il en sortira riche d'une force nouvelle et d'un livre fondateur.