• La métamorphose, tout vivant y passe. C'est l'expérience élémentaire et originaire de la vie, celle qui définit ses forces et ses limites. Depuis Darwin, nous savons que toute forme de vie - l'être humain compris - n'est que la métamorphose d'une autre, bien souvent disparue. De notre naissance à notre alimentation, nous en faisons tous l'expérience. Dans l'acte métamorphique, changement de soi et changement du monde coïncident. Affirmer que toute vie est un fait métamorphique signifie qu'elle traverse les identités et les mondes sans jamais les subir passivement. Cet essai novateur jette les bases d'une philosophie de la métamorphose.

  • En suivant l'itinéraire d'une pièce de monnaie à l'effigie de l'empereur Trajan, nous sillonnons tout l'Empire romain à l'époque de son extension maximale et découvrons toutes les couches de la société au travers de ses propriétaires successifs : un véritable docufiction sur papier qui rend l'Histoire plus passionnante qu'un roman et s'est vendu à 200 000 exemplaires en Italie.

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  • De la période préromaine à l'Empire, des invasions lombardes, normandes ou sarrasines à la « pax cristiana », de la constitution d'États comme les Républiques maritimes ou les États de l'Église, des guerres d'Italie à la domination espagnole, des Lumières à la Révolution et à l'Empire, du Risorgimento au fascisme, pour finir avec la République italienne et ses derniers développements récents, l'histoire « des Italies » est infiniment riche, complexe, passionnante.
    Une histoire indissociable de celle de l'Europe, quelles que soient les périodes considérées.

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  • Longtemps après la chute du régime mussolinien, les historiens continuent de s'interroger sur la nature du phénomène fasciste. Parenthèse dans l'histoire de l'Italie ou point d'aboutissement d'une révolution manquée, échec des élites forgées par les batailles du Risorgimento ? Action concertée et logique des représentants du « grand capital » ou fruit suicidaire de la révolte « petite-bourgeoise » ? Comprendre le fascisme, c'est d'abord en rechercher la réalité vivante dans le jeu complexe et conflictuel des forces et des hommes qui sous-tendent ou combattent son action.

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  • Vie de Lucrèce

    Luciano Canfora

    • Delga
    • 20 Février 2018

    Six cents ans après la découverte par Poggio Bracciolini des 7400 vers du De Natura Rerum, qui fut un des coups d'envoi essentiels de l'humanisme de la Renaissance, il fallait la sagacité d'un des plus grands philologues actuels, Luciano Canfora, pour ramener à la lumière la vie du poète et philosophe latin qu'une vétilleuse censure, dès l'Antiquité, a voulu faire disparaître avec l'ensemble de l'épicurisme.

  • * Dans ce livre, Tiziano Terzani raconte à son fils ce qu'il a appris de ses
    semblables, de l'amour et du sens de l'existence. Il lui décrit et lui explique
    sa réalité d'homme, sa prise de conscience de ce qui est essentiel. * Véritable
    légende du grand reportage et correspondant en Asie du Spiegel et du Corriere
    della Sera, Tiziano Terzani a été témoin de la chute de Saigon, du génocide
    khmer et de la Chine maoïste. Marqué par l'Inde et sa spiritualité, il s'est
    détaché de son métier durant les années 1990, pour se retirer dans une cabane
    et méditer sur la vie.

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  • C'est une religion complexe et diversifiée, à l'image de l'histoire et de la société romaines, que nous présente cet ouvrage. Aux éléments latins, sabins, étrusques et grecs se mêlent en effet des divinités exotiques et des rites méditerranéens. Son évolution est suivie depuis les origines de Rome jusqu'au christianisme triomphant au Ve siècle.

  • Capitale flamboyante durant la période baroque, Rome fut aux xviiie et xixe siècles un laboratoire politique, social et urbain sans équivalent. Théâtre d'une confrontation violente entre la tradition romaine et la modernité, la ville aux sept collines fut aux prises avec les transformations napoléoniennes qui firent de l'Urbs la seconde ville de l'Empire, avant de devenir en 1871 la capitale du jeune État italien enfin unifié. Puis d'être marquée par le fascisme qui apporta un projet politique et urbanistique fort, avant de devenir la ville de la dolce vita, mais aussi du tourisme de masse.
    Aujourd'hui, Rome n'est pas une capitale tout à fait comme les autres. Elle occupe une place indiscutée dans l'imaginaire collectif et demeure un acteur majeur de la vie culturelle et religieuse. Pourtant sa gestion au quotidien reste compliquée. En s'appuyant sur des travaux récents et des recherches de première main, Catherine Brice expose d'une main de maître les aspects politiques, sociaux et culturels de la Rome contemporaine, en s'attachant à la dimension urbaine et architecturale de cette ville à nulle autre pareille.

  • En 1818, en pleine période de Restauration, quand la faillite de la Révolution française paraissait évidente, même ceux qui l'avaient d'abord saluée favorablement se préoccupaient de prendre leurs distances avec l'événement historique commencé en 1789 : la Révolution française aurait été une erreur colossale ou, pire, une honteuse trahison de nobles idéaux. Byron allait en ce sens lorsqu'il chantait : « Mais la France s'enivra de sang pour vomir des crimes/ Et ses Saturnales ont été fatales/ à la cause de la Liberté, en toute époque et pour toute la Terre ». Devons-nous aujour-d'hui faire nôtre ce désespoir, en nous limitant seulement à remplacer la date de 1789 par celle de 1917 et la « cause de la Liberté » par « la cause du socialisme » ? Les communistes doivent-ils avoir honte de leur histoire ?
    Réfutant avec une grande rigueur historique et un style brillant les lieux communs de l'idéologie dominante, Losurdo met en évidence l'énorme potentiel de libération issu de la révolution russe et de la révolution chinoise.

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  • Empereurs successifs entre 69 et 96, Vespasien et ses fils Titus et Domitien sont chacun restés célèbres pour des raisons différentes : le premier, plein d'un robuste bon sens et pour qui «l'argent n'a pas d'odeur» ; le second, «délices du genre humain» et malheureux amant de la reine Bérénice ; le troisième, monstre assoiffé de sang, terroriste terrorisé. Voilà pour les images. La réalité est que ces trois hommes issus de la modeste famille italienne Flavia se sont élevés et maintenus par leurs qualités propres, à la faveur de l'anarchie qui a suivi la mort de Néron. Après avoir dépeint leurs origines et brossé leurs portraits, Catherine Salles montre comment, sous leurs règnes, Rome s'est étendue et transformée, comment le régime impérial s'est stabilisé et modernisé, comment aussi la civilisation latine a achevé de conquérir le monde connu, non sans épisodes terribles, comme la prise de Jérusalem par Titus ou l'anéantissement de Pompéi par l'éruption du Vésuve. Et c'est sous les Flaviens qu'est édifié le Colisée, le monument le plus connu qui nous reste de Rome, tandis que le christianisme commence réellement à émerger. L'époque des Flaviens est l'un des moments les plus dynamiques de l'Antiquité romaine.

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  • Aujourd'hui, les nouvelles droites d'Europe et d'Amérique latine se rattachent plus ou moins explicitement aux politiques et aux valeurs du fascisme historique. Elles témoignent d'une empreinte durable du régime de Mussolini dans la société contemporaine. D'où la nécessité d'apporter un nouvel éclairage, sur un temps long, à ces mécanismes de continuité et de rupture.

    Première histoire sociale du fascisme italien éditée en France, cet ouvrage se distingue fortement dans le paysage historiographique actuel dominé par l'histoire politique et culturelle. Le livre dresse un panorama complet des problématiques qui animent la société italienne sous le fascisme : les différences de genre, la famille fasciste, la création de l'"homme nouveau", l'assistance sociale, la jeunesse et le rapport entre générations, l'organisation du temps libre et du sport, la ruralisation et la colonisation du territoire et des colonies d'outremer, l'évolution du racisme et de l'antisémitisme, l'italianisation forcée des populations allogènes, l'idée de nation fasciste et d'empire latin.

  • Mussolini

    Pierre Milza

    • Fayard
    • 6 Octobre 1999

    Entre le Mussolini de ceux qui le prennent pour une marionnette de l'histoire, celui des nostalgiques du fascisme qui ressassent la propagande des années 20 et 30, des amateurs d'anecdotes qu'intéresse uniquement la vie sentimentale (agitée) du Duce et celui dont une érudition parfois accablante risque d'estomper les traits, la véritable personnalité de l'une des figures noires du siècle qui s'achève demeure pour beaucoup d'Européens une énigme.

    Comment saisir les sinuosités d'une carrière commencée à l'ombre de Garibaldi et Mazzini, de Proudhon, Marx et Nietzsche et achevée dans la fange de la République de Salo ? Pourquoi un fils du peuple devenu militant ouvrier et journaliste, héraut de l'intervention dans la Première Guerre mondiale et numéro 2 du PSI, s'est-il métamorphosé en nationaliste à tous crins ; comment l'agitateur s'est-il fait le promoteur d'un régime d'ordre, comment le futuriste a-t-il fini par prôner le retour à la Rome antique ? Pour quelles raisons un homme de longue date hostile à l'Allemagne et indifférent aux problèmes "raciaux" a-t-il pu être l'alter ego latin du Führer, jetant son pays dans une nouvelle guerre, mal préparée, et se faisant le complice du génocide ? Qui est cet anticlérical signant les accords du Latran, cet anticolonialiste conquérant l'Ethiopie, ce républicain offrant au roi le titre d'empereur, cet adepte de l'union libre exaltant la famille traditionnelle ? Etc., etc. Ces contradictions, ces revirements, ces reniements, Mussolini les a assumés et même voulus, car il s'est très tôt persuadé qu'il était à lui seul le salut de l'Italie, et cette certitude l'habita jusqu'à la fin ou presque. La passivité voire le soutien (au moins jusqu'au milieu des années 30) des Italiens firent le reste en le confortant dans cette idée.


    Pierre Milza, professeur d'histoire contemporaine à l'Institut d'études politiques de Paris et directeur du Centre d'histoire de l'Europe du vingtième siècle (CHEVS/FNSP), est spécialiste de l'histoire du fascisme et de l'Italie des XIXe et XXe siècles.

  • Des années 1960 aux années 198o, l'Italie fut le théâtre d'une violence politique de nature exceptionnelle par son intensité et sa durée.
    Attentats à la bombe perpétrés par l'extrême droite. Enlèvements, "jambisations", assassinats revendiqués par des formations armées d'extrême gauche, telles que les Brigades rouges ou Prima Linea. Manifestations violentes et répression policière. Aujourd'hui encore, cette période de l'histoire italienne, dite des "années de plomb", conserve un caractère traumatique, suscitant d'incessants conflits mémoriels.
    Des procès sont toujours en cours tandis que certains faits sont restés impunis. Le caractère encore brûlant de ce passé n'a pas empêché sa constitution en objet d'histoire. Réunissant les meilleurs spécialistes français et italiens, historiens, politistes, sociologues et juristes, ainsi que des témoins italiens, cet ouvrage privilégie quatre angles d'analyse : saisir les raisons et les usages de la violence ; penser et conceptualiser les années de plomb ; étudier les représentations de cette époque ; et, enfin, esquisser une comparaison entre les perceptions française et italienne des années de plomb qui se sont affrontées autour de tant de malentendus et de polémiques liés à la fameuse "doctrine Mitterrand".
    Un ouvrage qui constitue une pierre d'importance pour le vaste chantier historiographique et mémoriel de l'Italie des années de plomb.

  • Dans l'Italie de Mussolini allié d'Hitler, Alberto Toscano nous fait découvrir le destin singulier d'un homme qui s'est élevé contre la barbarie. Cet homme est une figure reconnue en Italie et en France : champion cycliste, il a remporté le Giro (tour d'Italie) à trois reprises et le tour de France à deux reprises.
    Mais ce ne sont pas là ses seuls faits d'arme. Profondément croyant, Gino Bartali n'a jamais parlé de ce qu'il a fait pendant les années sombres car il ne s'est jamais pris pour un héros. Et pourtant...
    Contacté par un réseau de résistants, il accepte de passer des messages d'un bout à l'autre du pays. Il les dissimule dans le guidon de son vélo et dans sa selle. Il est fouillé à plusieurs reprises mais les fascistes n'auront heureusement jamais l'idée de démonter sa bicyclette. Ses courses d'entraînement lui sont un prétexte pour sillonner l'Italie et grâce à lui, 800 Juifs dont de nombreux enfants sont sauvés de la déportation.
    Ce sont des témoignages qui, après la guerre, lui vaudront le titre de Juste parmi les nations. Il est mort à Florence en 2000 mais sa mémoire est perpétuée grâce à son fils. Le 4 mai 2018, pour la première fois de son histoire, le Giro d'Italia partira d'Israël. Avant la course, un hommage lui sera rendu dans le jardin des Justes de Jérusalem où son nom est gravé dans la pierre depuis 2013.
    L'éternel rival de Fausto Coppi a mis sa popularité au service d'une cause morale comme le sauvetage de plusieurs centaines d'enfants juifs persécutés par les nazis.

  • Tout au long du Moyen Âge, les sculpteurs, les peintres et les poètes ont utilisé l'image d'un homme puni en enfer avec une bourse autour du cou pour dépeindre les avares, les usuriers, les pécheurs. Le livre suit les traces de cette représentation infamante, de la Byzance du IXe siècle à l'Auvergne du XIe, du Dijon du milieu du XIIIe siècle aux communes italiennes de l'époque de Dante et Giotto. Il dresse l'histoire unique d'une figuration qui, tout en restant fidèle à sa fonction, a connu une évolution graduelle et constante.
    Avec le soutien de la COMUE Paris-Est et du laboratoire ACP de l'UPEM.

  • Laurent le magnifique

    Ivan Cloulas

    • Fayard
    • 21 Avril 1982

    Prince modèle de la Renaissance, Laurent le Magnifique donne le ton à l'Europe civilisée de la fin du XVe siècle.

    Homme politique, il dispose à Florence de tous les pouvoirs sous l'apparence d'institutions républicaines habilement vidées de leur contenu.

    Banquier, il impose sa volonté aux souverains du monde en utilisant l'arme de l'argent par l'intermédiaire d'une société financière à développement multinational.

    Protecteur des arts et des lettres, il encourage la magnifique floraison de l'Humanisme et de la Renaissance qui font de l'Italie le moteur de l'Occident à l'aube des temps modernes.

    Cette réussite est obtenue à travers des drames, les révoltes sociales de la misère et de l'ambition qui ont permis aux ancêtres de Laurent de bâtir leur fortune. Lui-même forge sa toute-puissance dans la répression de la sanglante conjuration des Pazzi. Mais le succès politique a pour corollaire la ruine financière: la crise frappe de plein fouet la banque Médicis.

    Laurent déploie alors son génie d'homme d'Etat. Il établit la paix dans une Italie déchirée par la cupidité des princes, le népotisme des papes et les intrigues des dynasties étrangères dont il réussit à éviter l'intervention.

    Mais Laurent est aussi un merveilleux poète. Ses oeuvres d'une extrême variété révèlent un tempérament amoureux, une fraîcheur d'âme, une angoisse de l'être qui aujourd'hui encore nous touchent profondément. Unissant la quête du bonheur platonicien et les exigences chrétiennes, il reflète le génie d'un temps qui sut mettre en images, sous le pinceau de Ghirlandaio et de Botticelli, la douceur et le charme des heures les plus fragiles de la vie.

    Cette redécouverte de Laurent le Magnifique s'appuie sur un matériel documentaire remis à jour par les travaux les plus récents de l'érudition internationale. L'auteur, conservateur en chef aux Archives nationales, ancien membre de l'Ecole française de Rome et de la Casa de Velazquez à Madrid, est connu pour ses oeuvres concernant le Moyen Age et la Renaissance.

  • Le De Orbe Novo (Du Nouveau Monde), écrit entre 1492 et 1526, est composé de 80 lettres classées en huit «décades» : elles traitent toutes de la découverte puis de la conquête du Nouveau Monde et sont, pour la plupart, adressées aux différents papes de la période.
    Cette édition s'attache à présenter les quatre voyages de Christophe Colomb et ceux de ses successeurs immédiats. C'est l'un des documents les plus directs que l'on possède sur Colomb, dont les journaux de bord ont en effet été perdus. Par sa position privilégiée à la cour d'Espagne, P. M. d'Anghiera a eu accès à tous les documents et il a pu interroger directement les découvreurs.
    Par sa primauté même, son récit a contribué, plus que tout autre, à élaborer les mythes fondateurs de l'imaginaire européen sur le Nouveau Monde : l'Eden tropical, le pacifique et idéaliste Christophe Colomb face à son frère Bartolomé, brutal et sans scrupules, préfiguration des futurs conquistadores.
    Ayant écrit et réfléchi sur plus de dix-huit ans, P. M. d'Anghiera a aussi profondément évolué dans sa représentation des «indigènes», ces barbares que l'on devait civiliser, pour s'intéresser à la richesse de leur culture et préfigurer les dénonciations de Las Casas, qui allaient conduire à la fameuse Controverse de Valladolid.
    Humaniste italien, Petrus Martyr d'Anghiera (1457-1526) vécut presque toute sa vie en Espagne, où il fut successivement précepteur des enfants royaux, gentilhomme de la Chambre, conseiller, ambassadeur, directeur de l'Ecole palatine, négociateur, chroniqueur et abbé de la Jamaïque - toujours dans l'entourage des rois d'Espagne catholiques, puis de Charles Quint.

  • CORANO

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  • INDOVINO MI DISSE (UN)

    ,

    • Tea
    • 22 Avril 2021

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  • Vouloir comprendre l'Italie contemporaine revient trop souvent à faire l'inventaire de ses difficultés en postulant une incapacité historique de ses habitants à se penser comme citoyens responsables. L'ambition de cette synthèse est double : au niveau des contenus, d'abord, rappeler que l'histoire du long XIXe siècle italien détruit bien des lieux communs actuels sur « l'impossible Italie » ; puis, au niveau méthodologique, aider à faire de l'Italie du XIXe siècle un objet de recherche nouveau et plus aisément accessible. Cette nouvelle édition est pourvue d'un « Petit guide de l'étudiant à travers l'Italie du XIXe siècle » où les principaux lieux et structures d'accueil de la recherche, comme le panorama de la production historique récente sont présentés au lecteur français.En partant de l'expression « L'Italie est faite, il reste à faire les Italiens », Gilles Pécout met en lumière les facteurs de la construction nationale depuis la fin du XVIIIe siècle. Montrer le poids réel de l'État dans ce processus, en rapport avec l'évolution de l'économie et la transformation des hiérarchies sociales, n'est-ce pas reconsidérer l'image d'une « nation sans État » et attester que le cliché de « l'Italie faible » est davantage une réaction à la confiscation de l'État et des valeurs nationales par le régime fasciste qu'un effet de l'inachèvement de l'Unité au XIXe siècle 

  • Un livre d'Enzo Barnabà sur le massacre d'Aigues-Mortes, le 17 août 1893, où neuf ouvriers italiens furent lynchés par un groupe furieux. Il présente un épisode capital dans l'histoire des relations entre l'Italie et la France.
    La valeur et le mérite du travail d'Enzo Barnabà consiste à avoir établi une reconstitution précise des faits, qui nous incite à rester vigilant dans la réalité d'aujourd'hui.

  • Aventurier et marchand, homme d'affaires, financier, industriel, diplomate et ministre, homme politique et protecteur des arts, libéral et fasciste, Giuseppe Volpi est le Vénitien absolu. De la fin du XIXe siècle à la chute du fascisme, celui qu'on a surnommé "le dernier Doge " a fait revivre Venise en même temps qu'il bâtissait l'une des plus grandes fortunes d'Italie.

    Cela semble aujourd'hui incroyable, mais sous le fascisme, la Venise de Volpi a connu son époque la plus flamboyante depuis la chute de la Sérénissime. On y danse, on s'y amuse, on y boit, on s'y livre à des plaisirs interdits. La ville devient un port franc culturel sous le régime mussolinien, une ville où se précipite toute la "bella gente" internationale, la jet-set du monde entier.
    Volpi veut rendre sa grandeur à Venise. Il invente la Mostra du cinéma et crée de nombreux autres festivals en même temps qu'il lance la grande aventure du port industriel de Marghera. Le mariage de la tradition, des arts et de la modernité.

    Trop flamboyant, trop fasciste - ou pas assez pour d'autres - on l'oubliera après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il était devenu gênant pour ceux qui l'avaient courtisé, pour des Vénitiens qui avaient beaucoup à se faire pardonner. Ce livre raconte son aventure extraordinaire et fait revivre les derniers fastes de la plus belle ville du monde.

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