Rivages

  • Partant de l'expérience de ses trente déménagements, dans un style de conteur très personnel, croisant les disciplines et analysant des sujets apparemment ordinaires comme la cuisine, les armoires, les lits, les couloirs et jusqu'aux salles de bains, sans négliger la parentalité, le sexe et le soin, Coccia aborde de manière passionnante un sujet ancestral et très moderne, qui nous concerne tous.

  • Un roman envoûtant et sensuel. Le tableau émouvant d'un pays dont les richesses sont autant de mirages et de maléfices. Dans un village des Caraïbes, la légende d'un trésor disparu vient bouleverser l'existence de la famille Otero. À la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, dont le navire aurait échoué dans les environs trois cents ans plus tôt, les explorateurs se succèdent. Tous, dont l'ambitieux Severo Bracamonte, vont croiser le chemin de Serena Otero, l'héritière de la plantation de cannes à sucre qui rêve à d'autres horizons.

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  • Ce livre fait l'éloge de la prise de risque à une époque où la sécurité nous est donnée comme valeur volontaire et l'exacerbation des peurs de toutes sortes. Cet éloge traite dans de courts chapitres des divers registres où l'on rencontre le risque : la vie amoureuse, la séparation, la dépendance mais aussi la vie sociale, le langage, les biotechnologies, etc. Autour de cette question centrale : qu'est-ce que risquer sa vie, à savoir prendre le risque de vivre vraiment ?

  • Quelle est cette maison qui brûle ? Le pays où l'on vit ou bien l'Europe, ou encore le monde entier ? Peut-être les maisons et les villes ont-elles déjà brûlé, depuis on ne sait combien de temps, dans un unique et immense brasier que nous avons feint de ne pas voir.

  • Avec son style acéré, Céline Minard nous offre un roman brillant sur les jeux et les enjeux d'une solitude volontaire confrontée à l'épreuve de la nature. Installée dans un refuge high-tech accroché à une paroi d'un massif montagneux, une femme s'isole de ses semblables pour tenter de répondre à une question simple : comment vivre ? C'est dans l'espoir d'une réponse qu'elle s'est volontairement préparée, qu'elle a tout prévu : longues marches, activités de survie, rédaction d'un journal de bord...  Tout, sauf la présence d'une ermite, surgie de la roche et du vent, qui bouleversera ses plans et changera ses résolutions.

  • En cas d'amour : que faire ? Axe autour duquel tourne toute vie : aimer, être aimé. Avec toutes ses déclinaisons : reconnaissance, peur d'être abandonné, mesure de la jalousie, désir de possession, envie, délivrance, haine, détachement, paix.
    L'événement de l'amour est au coeur de ce livre. Depuis les histoires imaginaires que l'on se forge quand on est amoureux jusqu'au désir de vengeance de celui qui est quitté en passant par la jalousie, la fascination, la fusion amoureuse, la relation fraternelle, la dispute, le livre explore différentes figures de la passion et des blessures de l'attente amoureuse.
    On y rencontre l'écoute attentive et les désarrois d'une psychanalyste recueillant dans la chambre des secrets les mots de ceux qui viennent déposer là leur espérance.

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  • Notre époque, fascinée par les mythes d'Ulysse, par les emblèmes de la sagesse active, a un peu oublié les vertus passives : la patience, le renoncement, le détachement, la pure perte de soi. Non plus la prise, mais la déprise de Roland Barthes, l'abandon, le détachement de Maître Eckhart, le fait de se laisser aller en soi, au repos de soi, de faire le vide et le silence à l'intérieur et à l'entour. Le lieu en nous où cesse toute arrogance, où l'on accède sur la pointe des pieds, l'existence minimale accueillie avec une juste retenue. La pure perte est telle seulement si elle garde mémoire non de la perte mais de la pureté absolue de cet effacement sans traces.

  • La métamorphose, tout vivant y passe. C'est l'expérience élémentaire et originaire de la vie, celle qui définit ses forces et ses limites. Depuis Darwin, nous savons que toute forme de vie - l'être humain compris - n'est que la métamorphose d'une autre, bien souvent disparue. De notre naissance à notre alimentation, nous en faisons tous l'expérience. Dans l'acte métamorphique, changement de soi et changement du monde coïncident. Affirmer que toute vie est un fait métamorphique signifie qu'elle traverse les identités et les mondes sans jamais les subir passivement. Cet essai novateur jette les bases d'une philosophie de la métamorphose.

  • Elles sont parmi les habitants les plus nombreux de notre planète et pourtant la philosophie les a négligées, voire haïes : les plantes ont depuis toujours été la cible d'un snobisme métaphysique. Malgré le développement de l'écologie, la démultiplication des débats sur la nature ou sur les questions animales, les plantes - leur forme de vie, leur nature - restent une énigme pour la philosophie. En mêlant exemples tirés de la philosophie, des sciences naturelles et de l'art, ce livre s'efforce de pénétrer le mystère de ces êtres singuliers.

  • Premier roman de Bernard Malamud, Le Meilleur est un "Great American Novel", inédit en français. Texte culte, légendaire, admiré de Philip Roth, Don Delillo ou Chad Harbach, il est considéré en Amérique comme un chef-d'oeuvre dès sa parution en 1952. Le livre évoque le parcours atypique de Roy : joueur de baseball prometteur, sa carrière s'interrompt en un coup de feu tiré par sa maîtresse. Mais dix ans plus tard, par la grâce de l'American Dream, Roy devient le meilleur joueur du pays, un héros surpuissant, qui semble invincible.

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  • Né aux Etats-Unis, élevé au Mexique, Harrison William Shepherd n'a jamais trouvé de foyer. Les petits carnets qu'il tient chaque jour sont sa seule raison d'être. Au hasard de ses déambulations sur un marché de Mexico, dans les années 30, il croise une femme couverte de bijoux et de tissus bariolés qui l'ensorcelle. C'est ainsi qu'il pénètre dans la maison de Frida Kahlo et de Diego Rivera et rencontre Trotsky en exil. Shepherd lie, malgré lui, son sort à l'art et la révolution. À travers un bouleversant portrait d'artiste, Barbara Kingsolver nous plonge au coeur des événements les plus tumultueux du XXe siècle.

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  • Pour le juif, qui voit dans l'immanence le lieu de la création, de la justice et de la rédemption divine, dieu est éminemment le seigneur de l'histoire, et c'est là "qu'atischwitz" met en question, y compris pour le croyant, tout le concept traditionnel de dieu.
    A l'expérience juive de l'histoire. auschwitz ajoute en effet un inédit, dont ne sauraient venir à bout les vieilles catégories théologiques. mais quand on ne veut pas se séparer du concept de dieu - comme le philosophe lui-même en a le droit - on est obligé, pour ne pas l'abandonner. de le repenser à neuf et de chercher une réponse, neuve elle aussi, à la vieille question de job. dès lors, on devra certainement donner congé au "seigneur de l'histoire".
    Donc : quel dieu a pu laisser faire cela ?

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  • Depuis la fête qui entretient une relation contemporaine avec la boulimie, jusqu'à la nudité ; depuis le problème du corps glorieux des béats, qui ont un estomac et des organes sexuels mais qui ne mangent pas et ne font pas l'amour, jusqu'à la figure nouvelle d'une identité impersonnelle imposée à l'humanité par les dispositifs de la biométrie ; le point de fuite vers lequel convergent tous ces thèmes est le désoeuvrement. Il ne faut pas entendre ce terme comme oisiveté ou inertie, mais comme le paradigme de l'action humaine et celui d'une nouvelle politique. C'est la pratique même de ce désoeuvrement qui définit le no man's land où se meut une écriture qui est tout à la fois, pensée et littérature, divagation et fiche philologique, traité de métaphysique et note sur les moeurs.

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  • "Profaner c'est restituer à l'usage commun ce qui a été séparé dans la sphère du sacré." Cette définition offre au lecteur le fil d'Ariane qui lui permettra de s'orienter à travers les neuf petites proses théoriques dans lesquelles Giorgio Agamben a recueilli les motifs les plus urgents et les plus actuels de sa pensée en une sorte de dernier compendium. Avec un bonheur retrouvé son écriture se meut entre littérature et philosophie.

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  • Madame du Châtelet répond à la question qui hante son époque : comment être heureux sur cette terre, et plus particulièrement comment l'être lorsqu'on est une femme, qui, même exceptionnelle, se voit interdire la plupart des ambitions et des gloires permises aux hommes ? Comment l'être lorsqu'on est une amoureuse passionnée, exclusive et tyrannique ? De réflexions générales sur le bonheur, elle passe à son cas personnel et aux confidences les plus intimes. Ce sont ces confessions pudiques et déchirantes qui donnent à ses propos une authenticité et une actualité qui transcendent les particularismes d'une époque. Mme du Châtelet prêche toutes les sensations et sentiments agréables, et avant tout l'amour qui est « la seule passion qui puisse nous faire désirer de vivre ».

  • Elsa Morante ne s'est pas soustraite au débat politique qui agita l'Italie dans les années 1960 et 1970. Elle fut une observatrice attentive, inquiète et scrupuleuse des transformations de son pays mais aussi du destin de la révolution et de son idée. C'est sans doute en 1970 qu'elle rédige ce «Petit manifeste des communistes (sans classe ni parti)», publié pour la première fois en 1988, trois ans après sa mort. En treize courtes proses qui vont de l'aphorisme au pamphlet, la romancière affronte les motifs et les mots d'ordre de la révolution, elle reconnaît ses valeurs - l'honneur, la liberté d'esprit, la beauté, l'éthique -, mais aussi ses ennemis : le pouvoir, le parti, la force instituée. C'est ici toute une conception de l'histoire qui se retrouve énoncée avec force.

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  • Italo Svevo n'est pas seulement l'auteur de trois livres, «Une vie», «Senilità» et «La Conscience de Zeno», il a également écrit une assez grande quantité de nouvelles et une quinzaine de pièces de théâtre. Ces nouvelles ici rassemblées sont des oeuvres posthumes écrites sans doute après 1923. Elles offrent une véritable anthologie des thèmes, des situations et des personnages sveviens - la mémoire, les souvenirs personnels, Trieste, la lagune vénitienne.

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  • « Je pense que la cigarette a un goût plus intense quand elle est la dernière. La dernière tire sa saveur du sentiment de victoire sur soi-même et de l'espoir d'un proche avenir de force et de santé. » (Italo Svevo) Sur le thème obsessionnel des « dernières cigarettes », sont ici rassemblés, comme autant de variations, divers textes dont chacun témoigne à sa façon du goût passionné et torturant que Svevo - le Proust italien - éprouva tout au long de sa vie pour le tabac.

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  • Alors que la menace allemande plane sur la France, Gertrude Stein publie en 1940 «Paris France», un petit opuscule mêlant souvenirs de jeunesse et observations sur son pays d'adoption : la France. Elle écrivait que les écrivains doivent avoir deux pays, celui auquel ils appartiennent et celui dans lequel ils vivent réellement. Le second est romanesque. Ce texte est malgré tout un hymne au plaisir et à la joie de vivre dans ce pays romanesque qu'était la France pour elle et les Américains de sa génération. Derrière les commentaires tranchés sur la mode, les traditions et les façons d'être des Français, on retrouve l'intérêt continu de Stein pour les caractères, pour les habitudes : tout ce qui se répète dans un comportement et qui fait le style d'une vie. Ce texte est complété par «Raoul Dufy»«. Il faut méditer sur le plaisir. Raoul Dufy est plaisir».

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  • La décroissance entend nous libérer de l'aliénation de l'idolâtrie de la croissance et du marché. Désacraliser la croissance consiste à dévoiler la manière dont a été «bricolée» sa sacralisation : l'hypostase de l'argent, la «théologisation» de l'économie, et la création des idoles du progrès, de la science et de la technique. Le projet d'une société alternative soutenable et conviviale, porté par la décroissance, vise à sortir du cauchemar du productivisme et du consumérisme, mais aussi à réenchanter le monde. Il contient donc une dimension éthique et même spirituelle essentielle. Cela en fait-il pour autant une nouvelle religion ?

    Inédit.

  • Qu'est-ce qu'une règle, si elle semble se confondre avec la vie ? Et qu'est-ce qu'une vie humaine si, en chacun de ses gestes, en chacune de ses paroles, en chacun de ses silences, elle ne peut plus se distinguer de la règle ?
    C'est à ces questions que le livre de Giorgio Agamben tente de donner une réponse, à la faveur d'une relecture passionnée de ce phénomène fascinant et d'une portée considérable que fut le monachisme occidental depuis Pacôme jusqu'à François d'Assise. Tout en s'appuyant sur une reconstruction minutieuse de la vie des moines dans leur souci obsessionnel de la scansion temporelle et de la règle, Agamben montre que la véritable nouveauté du monachisme ne réside pas dans la confusion entre la vie et la norme, mais dans la découverte d'une nouvelle dimension humaine où, pour la première fois peut-être, la "vie" comme telle s'affirme dans son autonomie et où la revendication de la "très haute pauvreté" lance au droit un défi dont notre époque doit encore tenir compte.

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  • Giacomo Leopardi (1798-1837) est le grand poète du malheur humain. Dans ses lettres, il analyse les raisons de ce malheur, mais il apprend aussi à l'affronter et à le supporter. Pessimiste, il est tout sauf fataliste. L'art de ne pas souffrir tient au paradoxe suivant : si le bonheur n'existe pas, s'il est une illusion, cette illusion est néanmoins source de bonheur. À ses correspondants, il enseigne à faire renaître les fleurs de l'espoir sur les cendres du monde. La présente édition propose la traduction inédite d'un choix de lettres de la correspondance du poète, qui révèlent l'aspect plus personnel, plus vivant, de sa sagesse pratique.

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  • Les Lettres du retour (1907) révèlent la crise intellectuelle et psychique d'un homme dans une situation de fragilité et de déséquilibre : un grand négociant, de retour en Allemagne après une absence de dix-huit ans outre-mer pour le compte d'une compagnie hollandaise.Nous sommes en avril/mai 1901. Bien qu'il soit de nationalité autrichienne, il doit passer quatre mois en Allemagne pour des raisons professionnelles. L'Allemagne n'est pas loin de l'Autriche et son père lui a toujours dit qu'être Allemand ou Autrichien, c'était « la même chose ». Mais en dépit de son désir de retour, tout ce qu'il a connu et vécu auparavant dans ce pays lui paraît irréel et fantomatique. On retrouve là ce qui faisait la teneur de la fameuse Lettre de Lord Chandos : l'aliénation et l'impossibilité d'être en phase avec le réel. Ces cinq lettres fictives sont adressées à un ami de longue date résidant à Londres.Un jour, l'homme d'affaires doit se rendre à une importante négociation commerciale et il n'éprouve que dégoût pour cette obligation professionnelle qui le détourne encore plus de la vraie vie à laquelle il aspire en vain. C'est alors qu'il passe par hasard devant une galerie où sont exposées des tableaux et des dessins de Van Gogh. L'homme d'affaires ne connaît pas encore cet artiste (ce qui n'est bien sûr pas le cas de Hofmannsthal), mais il se sent soudain en pays familier et tout ce qui le fuyait jusqu'alors converge de façon transfigurée, presque apaisée. Il vit là une véritable révélation. Il se sent renaître et extrait du chaos de la « non-vie », qui n'est pas celui de la mort mais de l'absence totale de repères et d'assurances. Beaucoup mieux que les mots et les signes linguistiques privés de leur pouvoir cognitif, la couleur irrigue le monde inventé et lui donne enfin vie. Cette puissance de la peinture qui fait de cet art « une écriture enchantée » ne peut paradoxalement s'exprimer que par la puissance dénigrée des mots.Ce texte bref exprime magnifiquement la crise intellectuelle des artistes de Vienne à la charnière entre deux siècles qui ont produit tout ce qui fait la modernité vouée au vide et de ce fait à se dépasser au-delà du kitsch et du travestissement : de la psychanalyse à l'expressionnisme en passant par le Bauhaus, Klimt, Schiele et le cubisme. Un livre posé et précipité, plein de désespoir et d'ambition.

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  • Trieste, 1943. L'Europe est à feu et à sang. Un homme grièvement blessé à la tête se réveille privé de mémoire, d'identité et de langage. Il est soigné à bord d'un navire-hôpital par un neurologue finlandais qui reconnaît en lui un compatriote à cause du nom inscrit sur sa vareuse. Après lui avoir appris les rudiments du finnois, le Dr Friari convainc son patient de se rendre en Finlande, sans se douter qu'il le lance sur une fausse piste... Déchirant et magnifique, ce roman est un poème sur l'identité et sur la langue, que « la stupidité des hommes a divisée en de multiples grammaires ».
    Né en 1959, Diego Marani est traducteur auprès de l'Union européenne à Bruxelles. Il a publié son premier roman Las adventures des inspector Cabillot (Mazarine, 1999) en europanto, langue inventée par lui-même.

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