Perrin

  • Henri IV

    Jean-Christian Petitfils

    • Perrin
    • 19 Août 2021

    « Le roi », disait sa belle-soeur Eléonore de Médicis, « est un homme à se faire aimer par les pierres elles-mêmes. » L'arme de la séduction fut en effet pour beaucoup dans la vie publique, et aussi privée, du roi Henri. Mais d'autres atouts ont contribué à une destinée improbable. Ainsi la part de circonstances extraordinaires, qui à la mort violente de son lointain cousin Henri III, en 1589, le placèrent en position d'héritier de la couronne. Aussi ses années d'apprentissage, au plus près de la population béarnaise dont il partagea la rude existence, et sa connaissance des hommes. Enfin son remarquable bon sens et un réalisme qui ne s'embarrassaient pas de préjugés ni même toujours de principes. Au moment où le royaume menaçait de sombrer, il fut l'homme de la situation. A travers une succession de massacres, d'intrigues, de revers et de rebonds, il s'imposa. Le combattant se révéla alors homme d'Etat, pacificateur, organisateur, bâtisseur, non sans dérive autocratique ni piteuse galanterie. Si le règne d'Henri le Grand a marqué si durablement la France, c'est que le premier roi Bourbon a su restaurer entre la couronne et le peuple « l'ordre de l'amour » si brutalement déchiré par la Saint-Barthélemy et les guerres de religion devenues civiles. Sa mort même, érigée en martyre, le servit. Car notre pays aime les sauveurs marqués du sceau de la Providence. La biographie du roi préféré des Français.

  • Été 1944 : La 2e DB entre dans Paris, ouvrant le sacre républicain de Charles de Gaulle aux Champs-Élysées. Un vent d'espoir se lève, appelant à l'édification d'un nouveau régime et d'une nouvelle société. Trois ans plus tard cet espoir a été brisé. La guerre froide acte une nouvelle partition du monde tandis que la IVe république naissante reproduit l'instabilité de la IIIe et l'éternel retour des partis. Chroniqueur inspiré de cette période oubliée, alors qu'elle s'avère d'une richesse inouie, Michel Winock a choisi de la raconter au moyen d'une vingtaine de chapitres couvrant non seulement les grands événements politiques mais aussi culturels, judiciaires et sportifs afin d'offrir un tableau global porté par un rare bonheur d'écriture.
    Le lecteur voyage ainsi de la Libération à l'épopée de l'Exodus en passant notamment par l'épuration, la crise coloniale, le départ de De Gaulle et la naissance du RPF, la position centrale du PCF et les grandes grêves de 1947, mais aussi le tribunal de Nuremberg et le procès Petiot, Sartre et Camus, la loi Marthe Richard, le premier festival de Cannes et le grand retour du Tour de France. Une enquête historique qui interroge sur le Mystère français, ses sempiternelles divisions jurant avec son idéal universaliste et sa capacité immuable à se relever des épreuves.

  • Le mystère Mussolini

    Maurizio Serra

    • Perrin
    • 2 Septembre 2021

    "Ce livre n'est ni une biographie au sens strict de Mussolini ni une histoire du fascisme italien mais la première tentative - et pas seulement en France - d'essayer de dévoiler le "mystère" d'un personnage qui ne ressemble véritablement à aucun des dictateurs, de droite ou de gauche, au XXe siècle mais qui, d'une certaine mesure, les résume tous, de Lénine à Castro." (M. Serra) Homme et leader politique extrêmement complexe, pétri de contradictions, puisant ses modèles chez Napoléon puis César avant d'être fasciné par Hitler, le Duce peut donner l'image d'un comédien tragique au sens nietzschéen du terme, et d'un révolutionnaire manqué. Il a pourtant modernisé son pays et fasciné l'Europe avant de sombrer dans la déchéance et les haines d'une guerre civile prenant la relève de la guerre mondiale.
    Maurizio Serra raconte ce destin sinueux et passionnant sur la base d'une documentation impeccable, dans un style fluide qui s'inscrit dans la filiation d'Italo Svevo et a fait la réputation de ses magistrales biographies de Malaparte ou d'Annunzio. Un très grand livre appelé à faire date.

  • Tout a été dit sur les complices d'Hitler jugés à Nuremberg (Göring...), rattrapés dans leur fuite (Eichmann, Barbie...) ou morts dans la clandestinité (Mengele). Mais on ne s'est guère intéressé à ceux qui, non content d'avoir échappé à la corde, ont entamé, à l'ombre des vainqueurs, une seconde carrière d'envergure.
    La plus spectaculaire est celle de Kurt-Georg Kiesinger, devenu chancelier de la République fédérale d'Allemagne de 1966 à 1969 après avoir été surnommé, entre 1940 et 1945, le « Goebbels de l'étranger ». Et les plus honteuses celles de Reinhard Gehlen, Adolf Heusinger et Ernst Achenbach. Le premier prit la tête, en 1956, des services secrets ouest-allemands et le second, de 1960 à 1964, du comité militaire de l'Otan. Sous les ordres d'Hitler, ils avaient pourtant planifié l'invasion de la Russie et son cortège de massacres. Quant au troisième, il fut le principal collecteur de fonds du NSDAP avant d'organiser le pillage de l'économie française, ce qui ne l'empêcha nullement de devenir président de la Commission des Affaires étrangères du Bundestag... puis candidat de l'Allemagne à la Commission de Bruxelles en 1970 !
    À leurs côtés, voici le SS Walter Schellenberg, principal collaborateur d'Heydrich puis d'Himmler, cité à Nuremberg comme simple ''témoin'', alors qu'il jeta les bases de la Shoah par balles en Union soviétique ; Friedrich Paulus, le vaincu de Stalingrad, devenu un ardent propagandiste soviétique...; Rudolf Diels, le premier chef de la Gestapo (1933-34), qui se transforma en chasseur de communistes pour le compte de l'armée américaine. Voici encore Albert Speer et Wernher von Braun, deux assassins aux mains propres qui ne réussirent respectivement comme ministre de l'armement d'Hitler et concepteur des premiers missiles balistiques de l'histoire, que grâce aux dizaines de milliers d'esclaves sacrifiés dans les usines du Reich ; et aussi « le sorcier » Hjalmar Schacht, qui mobilisa l'industrie et la finance en faveur du IIIe Reich avant de se reconvertir en conférencier international... Sans oublier Otto Skorzeny, le ''James Bond du Führer'', qu'on retrouve dans tous les coups tordus de l'Après-guerre, au service de la CIA comme du Mossad ! Et voici l'exception qui confirme la règle : Hanna Reitsch, héroïne de l'aviation, dont l'erreur fatale fut de croire en Hitler et de mettre son prestige de pilote d'essai au service d'un régime criminel. Continuant, jusqu'en 1977, à battre records sur records, elle osa regarder en face les horreurs qu'elle avait provoquée.
    Une galerie passionnante de portraits portée par un rare sens du récit.

  • L'Autriche fait partie de notre patrimoine imaginaire, et y occupe une place de choix. Le mot évoque, pêle-mêle, la magie de robes de bal tournoyantes et la chevelure brune de Sissi, un pays de montagnes et de lacs d'un bleu profond, traversé par les flots du Danube, ou encore les ors de Vienne, capitale unissant à un degré rare le classicisme et la modernité. De superbes clichés, pour une réalité bien méconnue.
    Son histoire est un formidable concentré de l'histoire européenne. Ce petit pays, qui rassemble aujourd'hui quelques millions d'habitants, a porté autrefois un empire où le soleil ne se couchait jamais, l'empire de Charles Quint. Il fut le théâtre privilégié des luttes religieuses et politiques qui ont façonné l'Europe moderne. De grands souverains s'y sont succédé, comme Léopold Ier, l'éternel rival de Louis XIV, qui repoussa les assauts des Ottomans, ou la grande Marie-Thérèse, qui fit jouer le petit Mozart sur ses genoux. Point d'équilibre diplomatique et objet de terribles convoitises, l'Autriche joua enfin un rôle crucial dans le déclenchement des grands conflits du monde contemporain : Première, puis Seconde guerre mondiale. Elle attire et fascine, grâce à son extraordinaire richesse culturelle et à sa place inégalée dans le monde des arts, de la musique à la littérature.
    Aux portes de l'Allemagne, au coeur de l'Europe centrale, à la croisée des chemins entre la culture germanique, les mondes slave et latin et les influences orientales, l'Autriche est une énigme de plusieurs siècles, presque un millénaire, qui n'en finit pas d'être posée, jusque dans les ultimes rebondissements de sa vie politique au début du XXIème siècle.
    Voici, écrite par une jeune et illustre historienne, la grande synthèse qui manquait.

  • Dictionnaire des mafias

    Philippe Di Folco

    • Perrin
    • 28 Janvier 2021

    Philippe di Folco livre le premier dictionnaire consacré aux mafias et à leur univers tentaculaire.
    Des Big six - constitués des mafias d'origine italienne, des groupes russes, des yakuzas, des triades chinoises, des cartels de la drogue colombien et des cartels mexicains - aux groupes émergeants (Argentine, Brésil, Jamaïque, Panama, Puerto Rico, République dominicaine, Sierra Leone), il étudie toutes les organisations criminelles sans exception, se penche sur leur fonctionnement et leurs liens, leurs membres, leurs modes opératoires comme leur code de langage.
    Figurent naturellement les notices biographiques de grands mafieux comme Al Capone, Lucky Luciano, Meyer Lansky ou Yosho Kodama mais d'autres aussi thématiques, telles que intimidation, cadavre, extorsion des fonds ou blanchiment de l'argent.
    Un dictionnaire passionnant où les histoires se croisent et se lient pour dessiner une immense fresque des mafias et du crime organisé.

  • Leonid Ilitch Brejnev a dirigé l'URSS de 1964 à 1982, période pendant laquelle survinrent des événements aussi marquants que l'écrasement du Printemps de Prague (août 1968), la mise en place de la politique de « détente » d'abord avec la France (visite de De Gaulle en 1966, nombreuses rencontres de Brejnev avec Pompidou et Giscard), puis l'Allemagne de Brandt et surtout les États-Unis de Nixon, l'invasion de l'Afghanistan (décembre 1979), le conflit en Pologne qui crée une situation de tension en Europe, l'exil du célèbre dissident Alexandre Soljenitsyne et les persécutions des dissidents, etc. Pour expliquer comment Brejnev est parvenu à rester aussi longtemps au pouvoir, l'auteur le montre au quotidien, faisant fi des clichés habituels du leader sénile bardé de médailles et rappelant qu'il fut un dictateur responsable, soucieux des intérêts de son pays. L'homme apparaît comme un séducteur, capable d'éprouver des émotions, en quoi il se distingue de ses prédécesseurs Staline et Khrouchtchev qu'il a connus personnellement. L'ouvrage, qui raconte de manière précise l'ascension incertaine de Brejnev jusqu'au sommet, son apogée puis son déclin, illustre la façon dont il a permis à l'URSS d'atteindre son plus haut niveau de puissance, tout en semant les graines de son explosion. Le parallèle avec la Russie de Poutine s'invite de lui-même et permet de mieux comprendre l'époque dans laquelle ce dernier a baigné, ainsi que le modèle politique qui l'a marqué.

  • De la période préromaine à l'Empire, des invasions lombardes, normandes ou sarrasines à la « pax cristiana », de la constitution d'États comme les Républiques maritimes ou les États de l'Église, des guerres d'Italie à la domination espagnole, des Lumières à la Révolution et à l'Empire, du Risorgimento au fascisme, pour finir avec la République italienne et ses derniers développements récents, l'histoire « des Italies » est infiniment riche, complexe, passionnante.
    Une histoire indissociable de celle de l'Europe, quelles que soient les périodes considérées.

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  • Un espion parfait

    Owen Matthews

    • Perrin
    • 8 Octobre 2020

    La vie de Richard Sorge (1895-1944) est un roman vrai. Celui d'un soldat allemand, révolté par la Première Guerre mondiale, et qui se rallie à la révolution soviétique de 1917, décidant d'y consacrer sa vie. Brillant, méthodique, créatif, il enchaîne les voyages et les postes clandestins : Danemark, Suède, Angleterre, Chine, Allemagne nazie (il adhère au NSDAP !) ; enfin et surtout Japon où il accumule les renseignements capitaux sur la pénétration japonaise en Chine, la préparation de Pearl Harbor et surtout les projets d'invasion de l'URSS par le IIIe Reich. C'est notamment lui qui découvre le projet Barbarossa et en informe Staline...qui refusera de l'écouter.
    Sorge a réformé en profondeur l'art de l'espionnage, multipliant les initiatives, rénovant les techniques, constituant un réseau varié, mais parfaitement étanche, lui permettant de voir et savoir sans être vu... jusqu'à son arrestation tardive fin 1941. Homme à femmes, sociable, doté d'un vaste réseau d'amis et de relations et d'une culture encyclopédique, utilisant des couvertures parfaites ; il figure au rang de légende dans le petit monde des hommes de l'ombre ; souvent considéré comme le plus grand espion de tous les temps.
    Pour raconter cette vie sans pareille, et découvrir l'homme derrière la légende, il fallait un historien et un écrivain d'envergure, parfait connaisseur du monde russe de surcroît. Owen Matthews a relevé le gant avec superbe offrant une biographie qui restera par la richesse de ses révélations, puisées dans les archives soviétiques, et la maestria de son écriture.

  • Découvrez Le clan des Médicis - Comment Florence perdit ses libertés (1200-1500), le livre de Jacques Heers. A l'inverse d'autres villes italiennes, Florence, type même de la cité "libre", fleuron des arts et des lettres à la Renaissance, ne va pas confier pendant deux siècles ses destinées à un condottiere, mais à un clan de simples citoyens. Longtemps obscurs, suffisamment habiles pour survivre aux convulsions d'une cité en proie aux pires désordres, les Médicis unissent leur destinée à celle de la ville et la portent à la quintessence de la culture dans tous les domaines. Derrière une peinture violente et raffinée de l'époque, l'auteur décrit l'ascension, la grandeur et la faillite de cette famille de changeurs devenus princes sans titre de Florence.

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  • « La cité des doges, son histoire, les trésors de son architecture, et sa terrible agonie, qui dure depuis deux siècles, forment l'unique objet de son oeuvre. » François Dufay, à propos d'Alvise Zorzi.

    Qui, en rêvant devant les façades des palais vénitiens, n'a pas désiré percer le secret de ces murs et deviner les destins des familles patriciennes qui les ont habités au cours des siècles ? Par ce voyage à travers l'histoire de la ville et de ses habitants, Alvise Zorzi, l'un des meilleurs spécialistes de Venise, fait revivre, dans un texte dense et lumineux, les sept siècles où s'épanouit la Sérénissime en une symphonie adriatique aux mille tableaux rehaussés d'or et de sang.

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  • Apparues au VIIIe siècle avant Jésus-Christ, les étrusques dominent presque toute l'Italie avant de se fondre dans le moule imposé par Rome.
    Lorsque, à la Renaissance, on découvre leurs tombes en Toscane, ces demeures funéraires parfaitement conservées offrent le spectacle d'une vie raffinée. Scènes de banquets, parties de chasse ou de pêche, danses, jeux ornent les murs à fresques et racontent un peuple jusqu'alors ignoré. Les Etrusques n'ont pas fini d'intriguer. Qui sont-ils ? D'ou viennent-ils ? Les hypothèses les plus variées courent sur leur origine mystérieuse.
    Leurs écrits ont disparu. On ne sait d'eux que ce que les Grecs ou les Romains nous en disent. Ce peuple singulier fut pourtant, à son apogée, puissant et craint par ses voisins. Jean-Marc Irollo ressuscite cette civilisation en lui redonnant sa juste place dans la formation de notre culture occidentale et dans les arts.

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  • Qu'y a-t-il de commun entre un chef viking, un roi de la mer danois et Guillaume, duc d'une principauté du royaume de France puis conquérant de l'Angleterre, ou Roger II, créateur du royaume de Sicile ? Sûrement pas la continuité biologique ni la chronologie, étendue sur cinq siècles. Mais sans doute l'esprit d'aventure, un sens de l'administration hors pair qui a servi de modèle à l'Angleterre Plantagenêt puis à la France ou à la Sicile et une capacité d'adaptation culturelle saisissante. Les Normands savent faire coexister Français et Anglais, Grecs, Arabes, Berbères ou Lombards. En ce sens, François Neveux, professeur à Caen, raconte une histoire de bâtisseurs qu'il s'agisse de dynasties, de châteaux forts ou de langue.

  • Après Berlin (1931-1938), André-François Poncet demande à représenter la France à Rome. Il y sera en poste au palais Farnèse de novembre 1938 à juin 1940, complétant ainsi son « parcours cohérent et lucide » dans les années qui précèdent la guerre. Persuadé que les chemins vers la paix passent par l'Italie et Mussolini qu'il pense seul capable de « détourner de ces belliqueux projets », il y exerce ses talents de diplomate avec ferveur.
    Rédigés en 1961, ces Souvenirs d'une ambassade éclairent une personnalité exceptionnelle aux prises avec un moment crucial de notre histoire.
    Maurizio Serra, écrivain et diplomate italien, décrypte dans sa belle et importante préface les enjeux de cet ouvrage hors du commun.

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  • Capitale flamboyante durant la période baroque, Rome fut aux xviiie et xixe siècles un laboratoire politique, social et urbain sans équivalent. Théâtre d'une confrontation violente entre la tradition romaine et la modernité, la ville aux sept collines fut aux prises avec les transformations napoléoniennes qui firent de l'Urbs la seconde ville de l'Empire, avant de devenir en 1871 la capitale du jeune État italien enfin unifié. Puis d'être marquée par le fascisme qui apporta un projet politique et urbanistique fort, avant de devenir la ville de la dolce vita, mais aussi du tourisme de masse.
    Aujourd'hui, Rome n'est pas une capitale tout à fait comme les autres. Elle occupe une place indiscutée dans l'imaginaire collectif et demeure un acteur majeur de la vie culturelle et religieuse. Pourtant sa gestion au quotidien reste compliquée. En s'appuyant sur des travaux récents et des recherches de première main, Catherine Brice expose d'une main de maître les aspects politiques, sociaux et culturels de la Rome contemporaine, en s'attachant à la dimension urbaine et architecturale de cette ville à nulle autre pareille.

  • Malaparte

    Maurizio Serra

    Curzio Suckert, dit Malaparte (1898-1957), écrivain italien de père allemand, auteur internationalement connu de Technique du coup d'Etat, Kaputt, La peau, est une des personnalités les plus originales et les plus dérangeantes du XXe siècle. Si l'intellectuel est encore lu et admiré, l'homme a eu en général mauvaise presse et passe pour un « caméléon » opportuniste. Cette première biographie réfute ce cliché en montrant la cohérence intime et la modernité de cet interprète prophétique de la décadence de l'Europe face aux nouvelles puissances globales (URSS, Etats-Unis, Chine) et aux idéologies de masse (fascisme, communisme, tiers-mondisme).
    Envoyé spécial sur tous les fronts de guerre, capable de passer des salons aux tranchées, des bûchers aux bénitiers, de Lénine à Staline, de Mussolini à Mao, Malaparte annonce et incarne les paradoxes de l'intellectuel engagé.

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  • Empereurs successifs entre 69 et 96, Vespasien et ses fils Titus et Domitien sont chacun restés célèbres pour des raisons différentes : le premier, plein d'un robuste bon sens et pour qui «l'argent n'a pas d'odeur» ; le second, «délices du genre humain» et malheureux amant de la reine Bérénice ; le troisième, monstre assoiffé de sang, terroriste terrorisé. Voilà pour les images. La réalité est que ces trois hommes issus de la modeste famille italienne Flavia se sont élevés et maintenus par leurs qualités propres, à la faveur de l'anarchie qui a suivi la mort de Néron. Après avoir dépeint leurs origines et brossé leurs portraits, Catherine Salles montre comment, sous leurs règnes, Rome s'est étendue et transformée, comment le régime impérial s'est stabilisé et modernisé, comment aussi la civilisation latine a achevé de conquérir le monde connu, non sans épisodes terribles, comme la prise de Jérusalem par Titus ou l'anéantissement de Pompéi par l'éruption du Vésuve. Et c'est sous les Flaviens qu'est édifié le Colisée, le monument le plus connu qui nous reste de Rome, tandis que le christianisme commence réellement à émerger. L'époque des Flaviens est l'un des moments les plus dynamiques de l'Antiquité romaine.

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  • Comment le monde romain est-il passé du paganisme au christianisme ? Cette mutation a-t-elle été aussi complète et profonde que l'a prétendu le christianisme victorieux ? Pour répondre à ces deux questions, Ramsay MacMullen se livre d'abord à un examen critique des sources pour ensuite montrer les oppositions qu'a soulevées le christianisme, les obstacles rencontrés par les chrétiens et aussi ce qu'ils ont dû concéder.
    Ainsi, à partir de l'empereur Constantin (mort en 337), les chrétiens ont-ils usé de la persécution (depuis les lois impériales à la terreur que faisaient régner les moines dans les campagnes) pour éradiquer le paganisme. Sous le règne de Dioclétien, la connaissance scientifique et rationnelle est progressivement remplacée par la superstition et les dogmes chrétiens au sein même d'une élite entièrement renouvelée, choisie parmi des paysans ou d'anciens soldats sans formation intellectuelle.
    L'auteur examine enfin comment le christianisme n'a d'autre choix que de tolérer le culte des saints et des martyrs, afin de se faire plus aisément accepter par des populations qui vénérant des dieux mineurs.


  • giuseppe verdi fut, au même titre que garibaldi et cavour, l'un des héros du risorgimento, l'homme dont l'image s'est identifiée pour les italiens avec celles de la liberté et de la nation.
    nombreux sont ceux qui, bourgeois ou représentants du peuple citadin, vont trouver dans la musique du maître de busseto le moyen d'exprimer leur désir de vivre libres. cette communion patriotique suscitée par l'opéra verdien ne saurait faire oublier que ses oeuvres sont acclamées de paris à saint-pétersbourg. verdi est bien le " patron " de la seconde moitié du xixe siècle par l'ampleur et le renouvellement de ses créations.
    mais l'homme verdi se montre aussi ami fidèle, époux et père brisé par la disparition des siens, puis compagnon de vie d'une autre victime du destin, la cantatrice giuseppina strepponi, qu'il lui faudra imposer face aux préjugés du temps. tels sont, continûment mêlés, les traits d'un personnage qui, à l'instar de victor hugo en france, a mis son génie au service de la liberté.

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  • Découvrez Jacques et Raissa Maritain - Les mendiants du ciel, le livre de Jean-Luc Barré. Le couple Maritain, converti au catholicisme à vingt ans, fut le centre de gravité de la vie spirituelle et littéraire durant le premier XXe siècle, point de ralliement des générations perdues et des poètes maudits. Confidents de Mauriac, Green, Cocteau et Maurice Sachs, amis de Péguy, Mounier et Paul VI, Jacques (1882-1973) et Raïssa (1883-1960) se firent mendiants du ciel au nom d'un nouvel humanisme chrétien. Unis par un amour fou et liés par un voeu de chasteté, les Maritain, philosophes et acteurs engagés dans un monde en proie à la tragédie, livrèrent leur existence à Dieu, au prix d'une bouleversante solitude. Un itinéraire sublime, retracé dans une langue superbe.

  • Manuel d'initiation à l'histoire militaire et à la pensée stratégique, ce livre a pour ambition de donner les clés de compréhension du fait guerrier.
    De la définition de la tactique ou de la guerre juste à des réflexions sur le mercenariat ou la dissuasion nucléaire, la guerre est ici évoquée sous ses différentes formes (de la bataille rangée au terrorisme) et dans l'essentiel de ses aspects politiques, sociaux et psychologiques.
    A travers l'explication de cinquante notions, toujours enrichie d'exemples historiques, les auteurs décryptent les grandes questions de défense et éclairent la geste guerrière.

  • Quand, comment et pourquoi Paris a colonisé sa banlieue.

    La question des rapports entre Paris et sa région se pose depuis des siècles. Avant la Révolution, l'Île-de-France se compose de petits ou de gros villages, et de rares petites villes comme Pontoise et Saint-Denis. Chacun y joue son rôle : Gonesse livre le pain à Paris trois fois par semaine ; Argenteuil, le vin de sa vigne ; Montreuil, ses fruits, notamment ses pêches réputées pour leur qualité ; Montmorency, ses cerises. Villiers-le-Bel fournit la dentelle fabriquée par sa communauté protestante ; Boulogne, le linge lavé et blanchi, etc. En fin de semaine, les Parisiens vont s'aérer dans le joli village de Villiers-le-Bel, l'un de leurs préférés, ou à Montreuil, Écouen, mais aussi Versailles ou Chantilly. La vie y est douce, moins bruyante, plus saine qu'à Paris, gigantesque métropole très sale et polluée.
    Au XVIIe siècle, l'ombre de Paris s'étend sur l'Île-de-France. Pour nourrir une population qui double en un siècle, la capitale joue un rôle essentiel dans l'arbitrage de l'offre et de la demande, imposant ses exigences absolues à tous les acteurs régionaux. Robert Muchembled, dans cet ouvrage collectif novateur, parle ainsi d'une véritable colonisation économique et humaine au siècle des Lumières. Attirés par les mirages parisiens, Franciliens et provinciaux fuyant la pauvreté ou la famine viennent vivre au rythme de cette économie à plusieurs vitesses.
    Archives à l'appui, le livre fait revivre un monde aujourd'hui révolu et témoigne de l'engouement pour la vie aux champs en Île-de-France, ainsi que de l'extraordinaire rayonnement de Paris tant par son influence sur le goût, le confort, le luxe, la sociabilité, qu'en matière de civilisation des moeurs.

  • décliner sa connaissance et sa passion de l'italie en 152 mots, tel est le parti de dominique fernandez.
    les notices deviennent tour à tour portraits, histoires, chroniques des moeurs quotidiennes, explorations des grands lieux comme des ruelles, des théâtres, des églises, des palais et des passages secrets. en mêlant les vertus de l'observation empathique et les charmes de l'intelligence, dominique fernandez a écrit un livre que l'on consultera avant de partir dans le plus beau pays du monde, que l'on emportera dans ses promenades et que l'on feuillettera plus tard pour raviver le plaisir des souvenirs.

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